Anti-bullying

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    Titi

    Messages : 11
    Date d'inscription : 25/04/2011
    Age : 24

    Mon témoignage

    Message  Titi le Lun 24 Oct - 17:32

    En primaire, je n’avais pas de problèmes particuliers avec les autres, j’avais une petite bande d’amies. Mais en ce2, je me suis ouverte la jambe dans un magasin où un bout de fer dépassait d’une vitrine. Un camarade de classe a un jour embêté des amies à moi. Pas seulement embêté, il les frappait dans la cour, je suis allée vers elles et a essayé d’écarté le garçon, qui m’a donné divers coup de pied dont certains ont touché la cicatrice, dont des fils qui ont servi à recoudre devait être enlevé le soir. A la fin des cours d’école une camarade m’a fait remarquer qu’il y avait du sang sur mon pantalon. Le maître d’école a donné une sanction à l’élève qui avait frappé mes amies ainsi que moi. J’ai du aller en clinique pour ma cicatrice ré ouverte.
    Plusieurs mois après, les amies que j’avais aidé, ont cessé de me parler, me disant que j’avais changé, alors que je ne voyais pas quoi. J’étais donc seule. Pour ne rien arranger, un après-midi par semaine, les autres élèves de ma classe était à la piscine, tandis que moi je devais rester à l’école dans une autre classe. A la récréation un élève me disait « bouboule » (je ne me souviens pas s’il y avait d’autres insultes) et me frappait. Sans raison, au bout de plusieurs semaines il a arrêté.
    J’ignore, ou plutôt je ne me souviens plus, si le reste s’est déroulé avant, la même année, les années d’après :
    Le midi, on devait se déplacer avec des adultes, sur la route jusqu’au lieu de cantine. Deux filles plus vieille que moi, ont déjà fait exprès de claquer le portail violemment, ce qui m’a empêcher de l’ouvrir. J’ai fait un détour pour rejoindre le groupe et me suis faite injustement disputée par les adultes qui ne voulaient rien entendre de mon explication. Sur ce trajet, l’une des deux filles a déjà marché volontairement sur mes chaussures vers le bas, décollant le talon de mes bottines. L’une de ses deux filles m’a déjà isolé là où aucun instituteur ne pouvait nous voir, a demandé à sa petite sœur de me donner des coups de pieds. Celle-ci, avec qui j’avais déjà parlé amicalement, a refusé.
    Sans que je ne comprenne pourquoi des élèves s’en prenaient à moi. Des garçons de ma classe voulait me menotter avec leurs jouets, l’un d’eux m’a appelé pour discuter, m’a emmené quelque part ou des autres gens de ma classe étaient là pour me frapper. Un élève de ma classe que j’avais déjà embrassé plusieurs mois (ou quelques années) avant, s’est également mis contre moi, dans la cour de récréation il lui ait déjà arrivé de me courir après pour me frapper, de me faire des croche-pieds.
    Un autre élève, plus vieux que moi m’avait déjà frappé, ou isolé contre un grillage en me terrifiant.
    En cm2, quand j’étais sur un banc, deux élèves, dont au moins un était délégué il me semble, m’ont prise et tirée sur tout le banc. L’instituteur a dit qu’il les punirait, mais je crois qu’il n’a jamais rien fait.
    Le dernier jour de cm2, les élèves ont curieusement changé d’attitude, se sont excusés et étaient sympa.


    Au collège, j’ignore si c’est parce que je suis timide, que j’ai peur d’aller vers les autres, que je suis extrêmement maladroite, ou encore nulle en sport, que des élèves étaient durs avec moi. Ça a commencé par la classe, puis ça s’est propagé : les autres classes s’en sont prises aussi à moi.
    Une fois que ça a commencé, je ne me souviens pas au bout de combien de mois, ça ne s’arrêtait plus. Insultes telles que « girafe » « boudin » « grosse vache » « goudou » « salope » « conasse » « pouffiasse » « pute » « mongole » « gogole » « mongolito » « trisomique »….claques, coups de pieds ou poing, dans le ventre, les jambes principalement….des gens me regardaient et riaient sans raison particulière. Je subissais également des bousculades, on m’ouvrait mon sac, me tirait les cheveux, me cachait mon sac dans les douches au vestiaire de sport. Un grand (troisième peut-être) faisait semblant d’être mon ami, mais une fois il a trainé dans les toilettes des filles, pendant que j’étais dans un cabinet, une main au-dessus avait un portable braqué sur moi, pour prendre une photo. Je sais que c’est lui mais je ne me souviens plus exactement comment je l’ai su. Quand les élèves m’insultaient, j’ai commencer à faire la même chose quand ils s’en prenaient à moi, et bonne partie de la classe s’est plainte que j’insultais. Personne n’a jamais cherché à me défendre, même pas celle qui était censée être mon amie, qui parfois me parlait, parfois me disait d’arrêter de la coller.
    Pour manger, il fallait obligatoirement être huit, sans quoi il était interdit d’aller manger. On était alors remis au début de la file. Inutile de préciser que dans la majorité des cas je ne mangeais qu’au dernier service, et non avec les autres sixièmes-cinquièmes. Parfois des élèves me proposaient, mais pas par empathie, sympathie, non mais en me prenant pour leur bouche-trou. J’ai déjà reçu des coups de pieds à table ou insultes. Des activités avaient lieu le temps de midi pendant le premier service, j’y allais pour ne pas être seule et donc exposée aux autres. En informatique, un élève s’amusait à changer mes pages sur lesquelles j’étais, m’empêchant de faire ce que je voulais, mais il a heureusement été vu par le professeur. Parmi les gens avec qui je mangeais comme bouche-trou, il y avait une classe appelé upi. Les élèves de cette classe était très mal vu par cette classe. Les élèves étaient sympas avec moi, et ceux de ma classe se moquaient encore plus de moi parce que j’étais avec eux. Une fille de cette classe a commencé également à m’insulter et m’a mis une fois un coup de poing dans la figure. L’adjoint du proviseur a été au courant, mais m’a dit que la fille en question a raconté comme quoi je lui aurais dit que sa grand-mère méritait de mourir ou quelque chose comme ça. L’adjoint du proviseur semble m’avoir cru quand j’ai dit que c’était faux.
    Dans le car scolaire, les élèves prenaient un malin plaisir à m’insulter, me tirer les cheveux, essayer de me retenir quand je veux descendre. Un jour où je n’ai pas fait attention, ou que j’étais retournée pour dire à l’un d’eux d’arrêter, on m’a ouvert la poche avant du sac et volé mon portefeuille. Un chauffeur de bus a arrêté au milieu du trajet et disait qu’il voulait qu’ils arrêtent, ce qui m’a permis des trajets tranquilles, sauf une fois où c’était un autre chauffeur : j’étais debout (plus de place sauf certaines mais on refusait de me laisser m’assoir), le sac sur le dos, un élève ouvrait mon sac, éparpillait mes cahiers et en passait à d’autres élèves, je criais, pleurais, et le chauffeur m’a dit de me la fermer. Je me souviens que le vendredi était le jour où je n’avais que rarement mon bus. Le professeur nous faisait noter les devoirs quand ça sonnait, et je le ratais souvent de peu. Et pendant l’heure entière à attendre le suivant, on me lançait des cailloux, me suivait, m’insultait, me frappait.
    Les élèves me provoquaient dans les couloirs, dans la cour, à l’extérieur du collège. Pendant que je téléphonais à ma mère sur une cabine téléphonique, des filles faisaient exprès d’appuyer sur tous les boutons ou parler fort, je leur disais d’arrêter, j’ai fini par le dire en hurlant, le cpe qui était juste à côté disait de me calmer si je ne voulais pas prendre 4h de colle.


    L’année d’après, rien n’a changé. Toujours des insultes, des coups, et les professeurs ne faisaient rien pour tenter d’arrêter tout cela. Des élèves sont venus vers moi, quand j’étais sur un banc, ont vu ma cicatrice à la jambe (je devais être en jupe ou en short) et m’ont dit en se moquant de moi que j’ai dû marcher sur un obus.
    Une élève m’a collé un tatouage sur la joue, que je n’ai pas réussi à enlever. Les tatouages étant interdits, un professeur m’a disputé, je lui ai dit pour la fille, qui est dans la classe. Elle a dit que j’avais commencé, ce qui n’était pas vrai. Les élèves ont dit en grande majorité que je l’avais cherché. Le professeur m’a envoyé, ainsi qu’elle dans le bureau du proviseur. Je ne me souviens peu de cela, juste qu’il m’ait dit de refaire mes lacets car on dirait une clocharde. La fille a pris un malin plaisir à raconter aux élèves, que le directeur a dit que j’étais une clocharde (ce qui est un peu déformé par rapport à ce qu’il a dit).
    Comme la plupart des élèves, je me suis laissée tenter de faire un skyblog. J’ai reçu au bout de quelques mois des commentaires d’insultes, quasiment tous les jours, de personnes anonymes, parfois une cinquantaine en un jour. Je n’y suis pas retournée à la fin de la cinquième, mais durant mon année de quatrième, avant de le supprimer, j’ai pu m’apercevoir que même durant cette année là, il y avait des insultes, malgré le fait que je n’étais plus dans l’établissement.
    Pour ne pas supporter les autres, je m’isolais dans un pré-haut où il n’y avait pratiquement personne. A la récréation, quand j’ai traversé la cour pour aller sur les cases avec le numéro de la salle où il faut se ranger, j’ai entendu des élèves bruyants derrière moi ? Je me suis retournée, 4-5 garçons ont foncé sur moi et l’un m’a donné un coup de poing sur le nez tout en me faisant tombée dans une grande flaque d’eau.
    Je ne sais plus si c’est suite à cet incident ou à autre chose que mes parents ont pris rendez-vous avec l’adjoint du proviseur. Mes parents ont parlé de tous les problèmes que j’avais. Il a dit que j’avais du mal entendre pour l’histoire avec le tatouage, que le proviseur n’a pas dit que j’avais l’air d’une clocharde (il se peut que je me trompe, mais il me semble que l’adjoint n’était pas présent quand le proviseur avait dit que je ressemblais à une clocharde..). Il a dit également que je « tendais le bâton pour me faire battre ». J’ai cru comprendre qu’en gros j’étais la responsable de ce que je subissais.
    Après deux années de larmes, de souffrance quotidienne, j’ai changé d’établissement scolaire, pour aller en collège privé.


    En quatrième, arrivée dans mon nouvel établissement, je n’osais pas aller vers les autres, ne sachant pas en qui avoir confiance. Une seule élève m’a aidé à me repérer dans l’établissement et on est devenue amies. Des gens, pour des raisons que je n’ai jamais trop su, ne l’aimait pas et l’insultait. Je l’ai déjà défendu. J’ai été mis dans le « même sac » qu’elle. Il la voyait comme une abrutie, et donc me voyait comme tel parce que j’étais avec elle. Je ne l’ai pas « lâchée », j’étais quand même avec elle malgré ça. Petit à petit de plus en plus de monde s’en sont pris à moi en m’insultant. On était deux à les affronter. Mais en classe, quand j’avais une meilleure note qu’elle, elle m’insultait de « salope » « connasse » principalement, et quand j’avais une note moins bonne que la sienne « haha salope j’tai gratté, j’t’ai gratté ! ». Des élèves se demandaient pourquoi j’étais avec elle. Sans elle, j’étais seule, je me sentais quelque part obligée de rester avec elle, et je lui étais également reconnaissante de m’avoir aidé quand j’avais du mal à me repérer. Mais à force d’insultes de sa part, je l’ai laissée tomber. Elle n’a pas apprécié et a lancé des rumeurs comme quoi j’utilisais des godes avec ma mère et ma sœur. Elle m’a déjà poussé volontairement une fois contre un mur d’une porte en sortant quand je voulais entrer.


    En troisième, la fille était partie du collège, et je subissais encore des insultes, je m’isolais dans les salles de classe vides, ou à l’intérieur près de la cour, mais les surveillants m’ordonnaient de rester dans la cour, le meilleur moyen pour subir des insultes quinze minutes le matin vingt minutes l’après-midi, la semaine comptant quatre jours et demi…
    A la fin d’une épreuve de brevet blanc, un matin de janvier, les élèves sont sortis par les escaliers extérieurs, j’ai suivi. En descendant les escaliers, où il y avait un peu de neige les rendant glissant, j’entends un camarade de ma classe en bas dire « viens, on va pousser [mon prénom] », puis il remonte devant moi, je panique mais je continus à descendre et je sens qu’on me pousse, je tente de résister en me penchant en arrière, mais on me pousse à nouveau fort, si bien que je dévale les escaliers extérieurs de l’amphithéâtre sur le jambes, étalée sur le ventre, avant d’arriver à la dernière marche où je roule pour aller sur le dos sur le macadam. Je m’en suis sortis avec une clavicule fracturée et des gros hématomes sur les jambes et mes genoux, mais je n’ai pas pu passer une épreuve de brevet blanc. Des élèves se sont proposés pour m’aider avec mon plateau à la cantine. Mon professeur de mathématiques m’a obligé à rater des cours pour faire le brevet blanc, alors que j’avais encore un bras en écharpe, serrée avec je ne sais plus quoi, qui me faisaient mal. J’ai eu du temps supplémentaire car j’avais du mal. J’ai fini par manger dans les derniers, et personne, à part un cuisinier n’a voulu m’aider avec mon plateau.


    En seconde, j’étais dans le même établissement. Les insultes étaient moins présentes mais toujours existantes.
    J’avais pris MPI comme option et ça ne me plaisait pas vraiment. J’ai changé d’option pour prendre PCL, je n’ai pas pu être avec ceux de ma classe mais avec une autre. Ils venaient de finir un chapitre et une interrogation devait avoir lieu la semaine d’après. N’ayant pas eu de cours, j’ai demandé aux gens de me prêter un cours pour que je photocopie chez moi et rende avant la semaine d’après. Ils ont tous refusé. Je n’ai pu faire l’interrogation qu’avec le peu que j’ai vu quand je suis arrivée en cours, et j’ai eu une (très) mauvaise note. Celui qui était mon binôme était un élève que je connaissais déjà avant et détestais. Il faisait souvent n’importe quoi avec les fils en circuit électrique, j’avais beau essayer de lui expliquer qu’il se trompait et pourquoi, il persistait à laisser les fils comme tel. Et quand la professeur arrivait et lui disait qu’on avait faux, il disait quelque chose comme « tu vois j’avais raison ». Il aimait me provoquer en faisant ce genre de chose, ou m’empêchant de manipuler en partie physique ou chimie.
    En sport, pendant une partie handball, une fille me dit qu’elle me passe la balle, j’étais très près d’elle, elle a tiré si fort que j’ai reçu le ballon dans le ventre, puis une autre fois dans la tête, ce qui amusait les autres élèves. On m’a déjà fait tomber, et quand j’essayais de me relever certains élèves faisaient exprès de me pousser pour que je reste par terre. C’était une rare fois où on voulait me passer la balle, d’habitude on ne me la passe jamais, même si je suis tout prêt et que ça empêcherait le camp adverse d’avoir la balle, les élèves préfèrent l’envoyer loin à quelqu’un d’autre, et c’était ça même au collège. A un autre cours de sport, pendant l'échauffement, elle me poussait et faisait des croche-pieds. Un jour où je lui avais demandé une serviette, elle a répété à d'autres que j'avais mes règles et un garçon l'a écrit sur le tableau à la vu de plusieurs élèves.
    En quatrième, troisième ma moyenne était autour de 13,5, elle avait bien chuté et j’avais 10,5 de moyenne.


    En première scientifique, les insultes restaient quotidiennes.
    A des épreuves en cours d’années, tout comme l’année précédente on m’a fait bénéficier d’un tiers temps parce que je n’étais pas assez rapide. Le principe était d’avoir un tiers du temps en plus. Des filles m’ont demandé en classe pourquoi j’avais ça. Elles ont dit que je devais être gogole ou attardée pour avoir ça et riaient.
    J’avais un casier, loué pour 10€, où il était obligatoire d’avoir un cadenas à code et non à clef. Je mettais des affaires pour alléger mon sac. Un mercredi, à la fin des cours je suis allée à mon casier, il n’avait plus de cadenas. Heureusement rien n’a été volé. Mon sac était trop petit pour mettre dedans les livres et cahiers, et peut-être même classeur, restés dedans. J’ai du appeler et attendre une vingtaine de minute ma mère pour ramener tout.
    A un voyage scolaire, j'ai eu besoin de recharger ma batterie mais n'avais pas de chargeur. La fille qui l'année dernière m'avais fait ridiculisée en sport a pris mon portable et quand elle est revenue, il y avait d'autres filles. Elles ont prétendu que j'avais donné mon code pin (ce qui était faux), que ce n'avait pas marché, qu'ils ont essayé avec mon année de naissance et date de naissance et que la sim était bloquée. Une professeur était au courant et les a forcées à appeler ma mère, demander le code puk et s'excuser chacun.
    Mes notes étaient catastrophiques cette année, ma moyenne devait tournée entre 8 et 8,6. J’ai eu le choix entre redoubler, passer ou changer d’orientation. En passant, ça aurait été « suicidaire » comme l’a dit mon professeur principal. En redoublant, je n’étais pas sûre de faire mieux. J’avais donc le choix entre deux premières différentes, stl dans le même établissement, ou stav dans un autre. Je voulais retenter de commencer à zéro ailleurs.


    Au début de ma première stav, il n’y avait aucun problème particulier. J’avais encore peur d’aller vers les autres mais ils ne me faisaient rien subir. En espagnol, comme je n’avais pas trop de difficultés, la professeur m’a mise à côté d’une élève, provenant comme moi d’une première scientifique, qui faisait allemand et qui a changé pour prendre espagnol. Après le cours on avait une heure de libre, je suis venue avec elle sur un banc, on a discuté, j’étais contente d’avoir ce qui me semblait être une amie. On s’entendait avec quelques personnes de la classe, dont nos voisins de derrière, à qui nous faisions la bise le matin.
    En classe j’ai eu tendance à participer assez souvent, quand personne ne levait la main, je répondais sans le faire moi-même, ce qu’on m’a plus tard reproché.
    Le midi je mangeais avec la fille du cours d’espagnol et des gens avec qui elle était devenue amie. Ses amis étaient devenus également mes amis, pour certains. Mais au bout de quelques semaines, la fille a dit qu’ils aimeraient bien que je les lâche, que je devrais me faire des amis, que je m’approprie ses amis qu’elle s’est faite.
    Quelques semaines après, en classe on commençait à faire « psst » puis à prononcer mon pronom, je me retournais mais on ne me disait rien, puis j’ai ignoré et au bout d’un moment, je l’ai signalé au professeur.
    Un après-midi, en revenant de récréation, les élèves étaient assis et attendaient la professeur. Certains me regardaient avec un sourire, et je découvris de la colle sur ma chaise. J’ai pris une autre chaise et enlevé la mienne. J’ai laissé la chaise plus ou moins dans le couloir entre deux rangées, et la professeur l’a vu. A la fin des cours des élèves ont osé me demandé pourquoi j’ai laissé la chaise dans le couloir. Certains m’ont donné le nom de la responsable, mais celle-là m’a dit le nom d’une autre personne. Impossible de savoir qui croire.
    La personne accusée par cette fille est un garçon. Il lui est arrivé plusieurs fois, avec une de ses amies, de me dire « tu te mets des doigts ? » « Tu te mets combien de doigts ? » « Tu fais des partouses ? » et toutes sortes de questions de ce genre en riant. A un intercours je parlais, debout, à un camarade qui n’avait pas l’air dans son assiette, en me retournant, je vois ce garçon s’approcher de ma chaise, se baisser et mettre la main dessus et partir. Je lui demande s’il croit que je ne l’ai pas vu. Il dit « mince » avec un sourire, et je découvre que sur ma chaise il y a une punaise. Dès que le professeur arrive, j’explique la situation. Le garçon dit que je raconte n’importe quoi suivi d’un « cette conasse ».
    Pendant une des heures de cours, un professeur parlait d’un élève qui s’était suicidé l’année précédente, l’un des élèves en parlant de moi disait en chuchotant et ricanant que j’allais me suicider.
    A une heure où je n’avais pas cours, j’étais au cdi pour m’avancer en anglais. Je me lève pour chercher un dictionnaire et retourne à ma place n’en ayant pas trouver. Derrière moi, il y a la fille du cours d’espagnol, qui est devenue déléguée, le garçon et d’autres élèves de ma classe. Je me lève et vais au bureau du cdi pour demander s’il y a des dictionnaires d’anglais. Là, des élèves, que ceux de la table où il y a des gens de ma classe, rient, et une fille me prévient que j’ai une feuille au pantalon, au niveau des fesses. Elle tenait par du chewing-gum. C’était ma feuille d’anglais qui était sur la table au départ. La documentaliste qui semble s’être doutée de quelque chose vire la table. La déléguée qui ne m’adressait que rarement la parole, disait que c’était injuste, qu’ils étaient là en spectateurs, et m’évita pendant plusieurs mois. Je sus l’année d’après que c’était le garçon qui était le responsable du chewing-gum. Plusieurs fois en revenant de récréation, j’ai trouvé des miettes de pain formant un sourire, donc laissées volontairement, ou des morceaux de chocolat sur ma table, je ne sais pas pourquoi mais je soupçonne fortement le garçon d’y être pour quelque chose.
    Le vendredi, on avait le droit parfois à une professeur qui venait nous faire un cours. Elle ne faisait rien quand je recevais des boulettes de papiers, par dizaine, devant elle, et j’ai failli prendre une peau de banane qui s’est écrasée contre le mur près de moi. Il y avait un mot que je ne comprenais pas, je lui demandais des explications, et pendant qu’elle expliquait, les élèves braillaient si fort que je ne comprenais rien, je lui ai donc redemandé, elle me répétait et les élèves recommençait, et me traitait même de sourde en riant. A chaque fois, ils recommençaient et la professeur, plutôt que de leur dire de se taire, répétait, puis finalement, me dit que je devrais chercher plus tard chez moi. Les élèves faisaient, depuis ce jour, exprès de me demander ce qu’était l’objet, puis riaient, et le font encore parfois cette année.
    En sport, à un cours en salle de musculation, quand le professeur n’était pas là, l’un des élèves, parmi ses critiques sur moi, m’a lancé qu’un jour il prendrait des chevrotines pour me cribler de balles et qu’on en retrouverait jamais mon corps.
    Il arrivait fréquemment, aux intercours, ou quand les professeurs ne sont pas encore là, que les élèves prennent les affaires des autres, qu’ils soient ailleurs que dans la salle ou à leur place, et les jetaient, ou cachaient. Il m’est arrivé fréquemment d’avoir des affaires disparus un certains nombres de minutes.
    A noël, on devait vendre des chocolats. On a reçu des cartons au lycée et on devait vérifier qu’il ne manquait pas de chocolat. Ceux qui avaient vendu un certain nombre de chocolats avaient le droit, par la société de chocolat, à des chocolats gratuits. On m’a volé une de ces tablettes. Personne ne dit avoir vu quoi que ce soit. Plusieurs semaines après, quand une élève était absente, j’ai entendu dans une phrase des gens dire que c’était elle la voleuse, et ils m’ont dit qu’ils étaient tous au courant.
    Un mercredi après-midi, je suis allée en ville avec des amis internes. A mon retour, mon sac n’était plus là où je l’avais laissé. Je l’ai cherché des heures avant de le retrouver…dans les toilettes des garçons. Ma trousse avait été vidée de son contenu dans le wc. J’ai du racheter les affaires le soir même.
    Une fois, à la cantine, j’avais fait tomber mon plateau en fin de service, et on m’a donné une pelle et la balayette pour ramasser les assiettes et verre cassés. J’ai retrouvé des photos de moi en train de balayer sur facebook, avec des moqueries d’élèves.
    Les moqueries, insultes, ainsi que ce que j’appelle les coups vaches, ou plus vulgairement, les coups de pute, étaient trop fréquents. Le professeur principal a fait de nombreuses interventions. La classe a fini par arrêter toute hostilité.
    A la cantine des élèves de ma classe, quand j’étais avec eux, me lançait des boulettes de pain, et certains cherchaient volontairement à viser pour que ça atterrisse dans mon t-shirt, décolleté ou robe, quand ils en avaient l’occasion.
    A une sortie entre gens de la classe, un mercredi après-midi, on est allés au bowling. Pendant un massage du dos, un camarade en a profité pour mettre ses mains sur ma poitrine.
    A la fin de l’année, on a préparé une surprise pour le professeur principal qui a changé de lycée. Quand il n’y avait plus de professeurs dans les parages, la déléguée m’a plaqué au sol et un élève m’a enlevé les chaussures, avant de me trainer sur plusieurs mètres dans les couloirs, je me suis relevée et ai essayé de courir après celui qui filmait. (J’ai pu constater qu’une vidéo de cette scène avait été diffusée sur facebook et j’ai été marquée dessus. J’ai supprimé le marquage de mon identité, demandé à l’auteur de supprimer la vidéo, il ne l’a pas fait, des commentaires moqueurs d’élèves de la classe disaient « cé bien les femmes de ménages n’auront pas a nettoyer. », « ques c es bon de voir ça » « good job, you win my respet boy ta trop géré », « [prénom de la déléguée] qui galère pi [un prénom d’un élève] ki arive et [mon prénom] glisse sur 5 metre d’un coup ! Excellent », « [prénom de l’élève] comme il tire la big [mon prénom] », « mdr quand elle court vers la fin on dirai la meuf dans paranormal activity xd ». Une amie en commun m’a dit un peu plus tard qu’elle lui a demandé de supprimer ma vidéo et qu’il lui a certifié qu’il allait le faire.) Après m’avoir fait cela, l’un des élèves qui saignait pour je ne sais quelle raison s’est essuyé sur ma chaussette, et celui qui avait les chaussures les a balancé par la fenêtre et a fait semblant de cracher dedans.


    Dernière édition par Titi le Ven 14 Sep - 19:33, édité 2 fois

    Titi

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    Re: Mon témoignage

    Message  Titi le Lun 24 Oct - 17:34

    En terminale stav, il n’y avait pas d’insultes au départ, rien. Pendant un voyage scolaire, on m’a laissé jouer sur une nintendo ds qui n’était pas la mienne, avec d’autres en réseau à des mini jeux. Je pensais que tout allait se passer pour le mieux. A l’hôtel, les personnes ne me parlaient pas trop. Ainsi quand tous allaient en ville, je restais seule dans la chambre. J’ai entendu une élève dire qu’un autre élève, nouveau cette année, a été traîné sur deux étages d’escaliers par les pieds, et que des élèves lui ont fait boire de l’urine et caché ses chaussures dans une autre chambre.
    En revenant de voyage scolaire, petit à petit les élèves ont recommencé à m’insulter « la dinde » « calvitie précoce » entre autres.
    Une fois à la fin des cours, des élèves m’ont bloquée entre deux doubles portes.
    Mon père en avait marre et a parlé au lycée qui a mis en place une convocation entre des élèves et moi un vendredi au mois d’octobre. Les élèves disaient que je cherchais, et un en particulier, devenu délégué cette année, qui avait participé au blocage de portes, que je n’essayais pas de m’intégrer, que je ne leur répondais pas quand je parlais. L’adjoint du proviseur a dit qu’il fallait cesser. Un élève a dit que je l’ai déjà envoyé balader méchamment avec une insulte, un jour où je ne me sentais pas bien en sport, pendant l’endurance (je n’avais presque pas mangé à la cantine car je n’aimais pas, d’où ma faiblesse en sport). J’ai dit que je n’avais jamais dit ce dont il m’avait accusé d’avoir dit. La proviseur a dit que je devais assumer mes actes, des actes que je n’avais pourtant pas commis mais je n’étais pas crue. Elle m’a dit également que je devais faire davantage confiance aux autres élèves. J’ai pu lire pendant cette « séance » un extrait d’une lettre qu’un élève avait écrit avant de changer d’établissement, à cause d’élèves de ma classe, qui lui avaient dit des choses assez discriminatoires : « sale roux » ou encore « t’es roux, tu ne mérites pas de vivre ».
    Après les vacances d’octobre, j’étais fortement malade, j’ai raté deux mercredi matin pour me reposer car ça n’allait pas fort. Un élève a promis de me prêter les cours, le lendemain de l’un des deux mercredi, il a refusé.
    J’ai été tranquille jusqu’à décembre ou janvier. L’élève qui m’avait peloté au bowling l’année précédente, m’a déjà pincé les seins, ou caressé la hanche ou la cuisse et riait, malgré le fait que je lui demandais d’arrêter. Il le faisait en présence de la déléguée, la même que l’année précédente, qui ne disait rien, laissait faire.
    J’ai reçu des sms d’insultes d’un numéro que je ne connaissais pas, me traitant entre autres de conne.
    J’ai eu des problèmes avec mon ex, qui provenait d’un lycée autre que celui-ci, qui commençait à m’envoyer des messages, des fausses invitations facebook sans relâche malgré le fait que je ne répondais pas. Je ne voulais pas reprendre contact car il avait fait certaines choses impardonnables. J’en avais marre. Un élève m’a demandé pourquoi ça n’allait pas, tandis que j’étais sur facebook, je lui expliqué, il m’a demandé pourquoi je ne voulais pas reprendre contact, j’ai décidé, comme l’a suggéré la directrice, de faire confiance, j’ai rédigé par messagerie tout ce qu’il m’avait fait subir. Quelques jours après des élèves de ma classe sont venus vers moi et que « j’abusais » avec ce que j’ai fait à mon ex. J’ai voulu des explications, car je n’ai jamais fait de mal à mon ex, c’était même l’inverse. Ils m’ont dit que la personne avait copié collé ce que j’avais écrit et l’a envoyé à plusieurs personnes.
    A la cantine on me lançait des boulettes de pain.
    Des élèves prenaient ma table, la tiraient à l’extérieur de la classe et recommençaient après que j’ai ramené ma table.
    En classe, élèves ont commencé à me jeter des insultes blessantes, toujours dans le même cours, car le professeur ne réagissait jamais : « laideron » « furoncle » « bactérie » « monstre » « laideur ». En janvier ils m’insultaient encore de la sorte en rajoutant « phacochère » et retourne dans ta mare ». Des élèves prenaient ma règle et partaient à l’extérieur de la classe avec. Je recevais divers projectiles en classe quand le même professeur ne regardait pas ou faisait semblant de ne rien voir, tandis qu’il expliquait à chaque élève ce qui n’allait pas avec sa copie. Des morceaux de gommes, des boulettes de papier, des stylos, des cartouches vides. Je discutais, retournée, avec ma camarade de derrière, car on n’avait rien à faire. Elle a lancé un stylo sur un camarade de classe, qui croyant que c’était moi, m’en a lancé un autre, que j’ai essayé d’éviter, mais je me suis cognée la tête sur la table. Les élèves ont ri, le professeur s’est également moqué de moi.
    Pendant trois heures sans cours, je jouais aux cartes avec des camarades dans la salle, sans surveillance, et un élève m’a jeté des peaux de mandarines dessus. Il a répété son action à un intercours et s’est essuyé les mains sur une copie double vierge, laissant une trace orange.
    En cours d’espagnol, tandis que la professeur avait le dos tourné, ce même élève s’amusait à prendre un papier en forme de serpent et de me l’agiter devant les yeux, m’empêchant de travailler. Il lui ait arrivé de dire à un élève « t’as vu ses bourrelets ? », même si il n’y avait rien de particulier à voir car étant plus ou moins éloigné derrière moi, il ne voit que mon manteau.
    Encore le même mois, à un intercours, je discute avec un professeur, et quand je me retourne, ma trousse était sur le tableau, et je n’avais plus ma règle. Aucun élève ne dit savoir où est ma règle et ils étaient quasiment tous à l’extérieur. J’ai pu voir un élève ouvrir ma trousse et étaler certaines de mes affaires sur ma table.
    Tandis que j’attends le début d’un cours dans le couloir, un élève me demande ce que je vais faire plus tard et un autre répond « bts vc ? bts vide-couille », et un autre dit que je n’ai aucun avenir.
    Quand le bus est arrivé un jour de janvier, alors que je monte j’entends, par celui qui m’avait jeté les peaux d’orange, « elle arrive après moi, elle monte en même temps, c'est pas possible ça, pas possible, pas possible ça », un peu plus tard, quand je suis à la moitié du bus il crie à deux reprises mon nom de famille et j’entends juste après « Salope ! ».
    Pendant un intercours, avec le même professeur dans la salle avec qui j’avais parlé le jour où on m’a volé ma règle, je commence à ranger mes affaires quand un élève, celui qui avait mis les années précédentes des choses sur ma chaise, prends un morceau de papier m’appartenant dans ma trousse, je cherche à le récupérer, il sourie, rie, puis finalement le déchire avant de le jeter sur ma table. Le professeur n’a rien vu.
    En volley, j’étais (très) mauvaise, ce même élève se précipite sur moi et frappe la balle, il l’a fait à 2 reprises, la troisième fois que la balle allait arrivée sur moi, j’ignorais ce qu’il allait faire, et je n’ai pas frappé la balle, ce qui entrainait un énervement de l’équipe, et quand je n’ai pas réussi à renvoyer la balle au poste de passeur, il me pousse, me dit « dégage du terrain », je le pousse à son tour pour revenir à ma place sur le terrain, il agrippe le bras et serre, me laissant le lendemain un bleu. Dans les vestiaires, une fille de mon équipe me fait des reproches puis parle à une élève de moi en commençant ça phrase par « cette conne », devant moi.
    Le dernier vendredi du mois de janvier, à tous les intercours du matin, un élève, qui m’insultait de nombreuses fois ce mois-ci, sortait de la salle prenant ma trousse ou faisant semblant de la prendre, il a été vu une fois par la professeur qui l’a disputé alors qu’il se penchait sur ma table, avec un autre des élèves qui m’avait insultée, et agitait sa main d’avant en arrière vers ma trousse.
    A la récréation, elle ferme la porte de la salle, l’élève qui m’avait étalée les affaires sur ma table, est venu vers moi, alors que je m’étais isolée de l’autre côté de portes, et m’a dit « on a besoin d’un sac de frappe, on va t’attacher les mains dans le dos », avant de repartir.
    Le même jour, l’après-midi, au premier intercours, l’autre élève a recommencé à agiter sa main d’avant en arrière ma trousse, feignant qu’il allait la prendre, puis est parti et un autre prend l’un de mes polycopiés de cours et lâche volontairement la feuille pour qu’elle tombe parterre, et s’en va. Je suis allée voir la cpe et lui en ait parlé.
    L’intercours fini, la porte est fermée, l’élève qui me provoquait avec ma trousse n’est pas encore remonté, puis on l’entend se faire disputé depuis derrière la porte, à un moment, on l’entend dire de me laisser tranquille, et un élève dit, à l’intérieur de la salle, « saute par la fenêtre » à ce moment là.
    Après le dernier cours, un élève de première, qui m’a déjà poussé à plusieurs reprises cette année, ou s’exclamait « Aaah quelle horreur » en me regardant quand il me croise dans les couloirs, m’a bloquée derrière des portes de sorties, avant de me laisser sortir, ce n’est qu’en courant que j’ai eu in extremis mon bus. Il m’avait dit le même jour, alors que je me dirigeais vers le self, dans les couloirs « Aaah ! Dommage ! La journée aurait pu être meilleure ».
    J’ai fait une lettre que j’ai donnée le lundi suivant à la cpe. Elle l’a lu, m’a dit en me regardant qu’elle ne voyait pas ce qu’elle pouvait y faire, et à dire « t’es un peu spéciale aussi ». L’après-midi, un professeur a cité des élèves qui seraient convoqués. La déléguée, quand elle a su pourquoi, m’a traité de balance. Personnellement, je pense que si elle avait fait son travail correctement, je n’aurais pas eu à être une « balance ». J’ai été également convoquée. Les élèves ont nié. L’un à dit à l’autre « tu m’as entendu dire ça toi ? ». Bien évidemment, l’autre a dit que non, il n’allait pas dire oui pour dire que son ami était tout aussi coupable que lui. Ils disaient que l’insulte pouvait venir de n’importe qu’eux, il a dit que je ne pouvais pas savoir si c’était eux vu qu’ils étaient au fond et moi devant. Quand j’ai expliqué que je connaissais leur voix, ce qui était réellement le cas, il a dit que c’est impossible en six mois. La proviseur m’a demandé si à chaque fois j’avais vu la personne, et dans quasiment tous les cas j’avais reconnu la voix, ce qui n’était pas suffisant pour elle, même si certains élèves, je les avais dans ma classe depuis l’année précédente. Celui qui m’avait fait un bleu a dit qu’il s’était excusé, ce dont je n’avais absolument pas souvenir. La proviseur semblait se demander pourquoi je me plaignais de lui alors qu’il s’est excusé (comme s’il suffisait de s’excuser et de passer à autre chose d’un simple claquement de doigt…). Comme je n’en avais pas le souvenir, elle a dit d’un ton méfiant et sec que je me souvenais de tout ce qu’on m’a fait mais que je ne me souviens pas de quand on s’excuse. Elle a dit aussi que c’était de ma faute pour le sport, car je devais arrêter de ne faire aucun effort (alors que j’essayais de faire du mieux que je pouvais).
    Les jours suivants, les élèves convoqués ont raconté aux autres ce qu’il y avait eu, et ils ont tous rient. Ils m’ont traité également de balance. Après des interventions de la cpe et de l’adjoint du proviseur, tout commérage, toute insulte a cessé.
    A un jeu d’action-vérité, une fille devait me poser une question. Un élève lui chuchote quelque chose à l’oreille. A cet élève, j’ai déjà confié certaines choses personnelles et « d’ordre sexuel » que j’avais fait avec un ami. Comme par hasard, la fille m’a demandé si j’avais déjà fait cette chose avec quelqu’un, ainsi des personnes ont été mises au courant…
    Pendant les vacances de février, il y avait un dm à faire mais je ne retrouvais plus le sujet, j’ai demandé à une élève qui m’a promis de scanner et envoyer dès qu’elle rentrerait chez elle. Après plusieurs jours sans réponse, je lui ai envoyé un message lui demandant quand elle pourrait me le passer, elle m’a répondu quelle ne me le scannerai pas et que j’étais, en gros, une profiteuse, car je demande un service sans demander à la personne si ça va. Une autre personne m’a répondu qu’elle était en vacances et qu’elle ne me scannerait rien. Je n’ai retrouvé la copie que le dernier jour mais juste avant l’heure du coucher. J’ai fait le dm le lendemain après les cours le matin et n’ai pas mangé. La professeur n’a jamais ramassé le devoir….
    Même si ce n’était plus quotidien, des moqueries ont recommencé.
    Des intervenants, à l’approche de portes ouvertes sont venus. Quelques semaines auparavant, la professeur principale a fait circuler une feuille où on devait marquer ce qui nous intéresser parmi les types de bts. Il fallait également donner son numéro pour recevoir des informations, et ensuite faire passer la feuille aux autres. Quelques jours après je reçois des sms me disant qu’on allait me mettre des cailloux dans mon sac.
    Au cdi, il y avait des recherches à faire régulièrement pour une future épreuve qui compterait pour le bac. Une élève se plaignait que le professeur voit certains élèves longtemps. Je lui ai simplement expliqué que même la semaine dernière une élève a été vu presque toute l’heure. Et quelques jours après je l’entends dire à cette élève que je l’ai traité de conne dans son dos.
    A un autre cours au cdi, j’ai fait des recherches dans la salle d’à côté, quand je suis revenue, mon sac avait été caché derrière des étagères de livres.
    Une psychologue nous a pris quelques heures pour parler, en classe entière, pour parler entre autres des problèmes. La déléguée a dit que c’était injuste que j’ai un tiers temps, que j’étais avantagé, qu’il n’y avait pas de pied d’égalité.
    A la cantine, je suis allée chercher une fois deux cruches pour les tables et les aies remplies, à mon retour, on m’avait volé mon dessert et personne n’a rien vu…
    Une élève s’est amusée comme elle l’avait déjà fait l’année précédente, a allumé son briquet et à me faire peur en l’agitant devant moi.
    Après le denier cours d’une semaine, j’avais le dos tourné à un moment, avant de m’apercevoir ensuite qu’il n’était plus là, quelqu’un l’a déplacé dans le couloir.
    Un mardi du mois de mars, ou avril avant les vacances, j’ai eu un problème de santé, qui était si douloureux que j’étais recroquevillée sur la table et pleurait. Je suis rentrée chez moi et juste avant de partir, la cpe m’a dit qu’elle désignerait une personne pour me passer les cours.
    Le lendemain, après manger, je vais au cdi et une dame m’appelle et me demande si la déléguée m’a donné les cours, ce qui n’était pas le cas. Je croise la fille au cdi et lui répète la question de la dame. Elle me répond que je vois bien qu’elle ne me les a pas passés. Je les lui demande, elle me dit qu’elle les a passé à quelqu’un d’autre qui était à un oral pendant le seul cours qui était à rattraper, et m’a promis de me les passer le lendemain. Le lendemain, elle repousse au lendemain, vendredi, où elle me dit qu’elle me les passerait lundi. La cpe m’a demandé si j’avais eu les cours puis m’a dit de la voir si le lundi je n’avais rien eu.
    Le lundi en récréation, je lui ai demandé si elle avait les cours, elle m’a dit que oui, mais qu’elle ne me les passerait pas car le lendemain il y avait une interrogation. Un autre élève m’a dit « tu n’avais qu’à pas être malade ». J’ai dit à la déléguée ce que m’avait dit la cpe le vendredi. Elle a pris alors un ton agressif et à commencé par « je te jure, si tu me dénonces… ! ». La cpe m’a suggéré de prendre les feuilles et de faire les photocopies. Une fois cela fait j’ai juste eu le temps de m’assoir avant le début du cours, et j’ai pu constater qu’on m’avait volée ma règle. L’après-midi, quand la déléguée a su que je n’avais pas eu à payer les photocopies m’a dit que j’étais une privilégiée.
    Après une activité scolaire, qui a lieu après les cours, où j’étais inscrite, je suis rentrée et ai mangé, il était ensuite 21h, j’avais donc jusqu’à l’heure du coucher pour apprendre le cours que j’avais raté.
    Au premier avril, en cours, des élèves ont tenté à multiples reprises de scotché sur moi un poisson, une crotte ou un message d’insulte sur mon dos, dont une fois en frappant fort mon dos. Une fille a tiré sur la où se situent les agrafes de mon soutien-gorge, avant de relâcher, le faisant claquer sur mon dos et me faisait mal. Elle a répété son action durant d’autres cours d’autres jours. Et durant l’un d’eux, un élève a dit derrière moi à un autre qu’il aimerait que je me suicide pour avoir le bac (car dans un établissement le bac a été donné à une classe suite au suicide d’un élève).
    Au badminton, il y a eu, avant les vacances, une épreuve notée qui comptera pour le baccalauréat. Étant un nombre impair, comme aux autres cours de badminton j’étais seule. A ces derniers cours, le professeur avait dit qu’il s’arrangerait pour que je ne sois pas toute seule, mais passait ensuite devant moi sans me regarder, et par conséquent à toutes les séances je n’avais pas d’échauffements. Je suis allée vers un groupe de quatre avec qui je m’entends et mange parfois. Pendant échauffement, ils ont commencé à instauré une règle : celui qui laissait tomber le volant devait répondre à une question posée par l’autre équipe. Une des deux personnes avec qui j’étais a laissé tomber le volant, et au lieu d’elle, c’est moi qu’on a interrogé, j’ai dit que ce n’était pas à moi, ils s’en fichaient. Ils m’ont posé une question à propos de ce dont il avait été question à l’action vérité. La réponse selon moi ne leur regardait pas. Comme j’ai refusé de répondre, on m’a dit « tu dégages ! ». Je suis restée et les joueurs d’en face tiraient là où je ne pouvais pas avoir le volant. J’ai réussi une fois à le renvoyer et le joueur d’en face a fait exprès de ne pas relancer, me rappelant que je n’avais pas le droit de jouer. Pendant les matches, je comptais à haute voix. La première fille contre qui j’ai joué a protesté après l’annonce de l’un des scores, alors qu’au score précédent où il y avait égalité elle n’avait rien dit, et selon elle, comme il aurait fallu compter il n’y avait pas pu avoir égalité le point d’avant, et m’a embobinée pour donner un autre score, l’avantageant. Une autre contre qui j’ai joué n’a rien dit de tout le match quand je comptais les points. J’ai joué contre un garçon qui a annoncé un score final, mais en a écrit un autre sur la feuille s’auto-avantageant de quelques points. Puis la déléguée vient vers moi, dit que la deuxième fille lui a dit que j’ai triché. Elle me parle ensuite de ligne, de point tillés et comme je ne comprenais pas pourquoi elle me disait ça, elle a dit que je savais très bien de quoi je parlais. La première fille est venue et dit qu’avec elle aussi j’ai tenté de tricher. La déléguée m’a traité plusieurs fois de tricheuses.
    Le dernier jour de cours l’après-midi, à l’intercours avant le dernier cours, je vais voir l’administration pour des renseignements à propos du post bac et de certaines démarchent pour les logements et bourses. Quand je reviens, je suis en retard car le cours a commencé. J’ignorais si le dm qui était à faire avait été rendu, donc je l’ai donné à la professeur. J’entends la fille derrière moi dire « petite pucelle, égoïste, pauvre fille ».
    Dès le deuxième lundi des vacances, le soir j’ai fait des insomnies, ne pouvant pas dormir avant 4h parfois 5h et une fois 7h du matin, j’ai eu des mots de têtes et broyais du noir à l’idée de revenir en cours la semaine d’après.
    Le mardi soir, sans raison particulière, je sens mon cœur battre à toute vitesse. Je n’avais pas fait d’efforts et mon cœur battait au-delà de 130 pulsations par minutes. Le mercredi, le jeudi et le vendredi, parfois le matin, parfois l’après-midi, parfois le soir ou la nuit, j’ai eu ce que je pense être des crises d’angoisse : gorge serrée, difficultés à respirer normalement, yeux qui pleurent tout seul et estomac noué.
    Le samedi, ça s’était arrêté, mais je me sentais incroyablement épuisée.
    Cette même semaine, en allant sur facebook, j’ai constaté que la vidéo sur laquelle j’étais traînée dans les couloirs était toujours présente, ainsi que celle d’un camarade de classe (celui qui avait subi des choses au voyage scolaire à Paris, tel que boire de l’urine) où il était attrapé par le col de sa chemise en intercours (surement en intercours car il n’y avait aucun professeur) et secoué. J’ai signalé dans un premier temps ma vidéo, et ayant vu une semaine après qu’elle ait été supprimée, je fais de même avec la seconde.
    A la rentrée des classes, tout début mai, le lundi, je n’ai pas eu de problèmes.
    Le lendemain, durant les premières minutes du premier cours, alors que les élèves rentrent, et que la professeur ne voit pas, un élève passe près de ma table, et d’un geste volontaire pousse avec sa main ma montre posée sur la table.
    A un intercours, on m’appelle « la dinde », et un peu plus tard un bâton de colle et une paire de ciseaux tapent le mur (ils ont été lancés, j’ignore s’ils m’ont frôlés parce que c’était pour me faire peur où si celui/ceux qui avaient lancé avaient cherché à me toucher).
    L’après-midi, en EPS, je suis sur un vélo de musculation, dans la salle prévue pour la musculation qui est dans le gymnase mais il y a peu d’angles permettant au professeur de surveiller s’il y a un quelconque problème, et (évidemment comme les élèves de cette classe agissent lorsque qu’un professeur ne peut rien voir et/ou entendre, ce qui démontre tout à fait le « courage » qu’ils ont) l’un des élèves présent avec moi en musculation prend une barre de fer haltérophilie (sans poids dessus, heureusement..) et fait semblant qu’il va me frapper avec. Un autre élève, un peu plus tard, prend une poire en caoutchouc qui fait office de sifflet quand on appuie dessus, et la fait sifflée plusieurs fois près de mes oreilles. Un peu plus tard, des élèves ont pris un ballon et ont essayé à multiples reprise de me l’envoyer dans la tête avant d’arrêter d’eux-mêmes.
    Le cours suivant, je reçois des capuchons de stylos et l’un des élèves près de la fenêtre oriente sa montre pour que la lumière du soleil se réfléchisse dans mes yeux pour m’aveugler, et cela, à plusieurs reprises.
    Le lendemain, je rentre en salle (mais il n’y a pour le moment aucun prof), un élève prend la barre de fer qui se situe dans le tuyau métallique rattaché au tissus déroulant sur lequel on projette les transparents à l’aide de rétroprojecteurs, la pointe vers moi et dis « je vais te tuer », ce qui provoque le rire de la salle de classe, avant de la reposer sur la table et de s’assoir à sa place.
    Le jeudi, à table, je veux prendre la cruche d’eau, mais un élève la saisit avant moi et dis que je ne mérite pas de boire, vide quasiment toute la cruche, me laisse qu’un minuscule fond (alors que je devais prendre je ne sais plus quel cachet) et dit qu’il est gentil de m’en laisser un peu.
    Au sport, dans les vestiaires, un mec essaye d’ouvrir, je l’en empêche, sous le coup de l’énervement je lui crie dessus et lui lance une insulte. Plus tard, dans l’estrade, il me demande devant tout le monde pourquoi je l’ai insulté, je lui ai répondu parce qu’il essayait d’ouvrir les vestiaires des filles et à mon tour lui demande des explications sur son geste, réponse : « pour te faire chier ». Dans les minutes qui ont suivi, une barre de fer, celle d’un balai, m’est tombée sur omoplate, suite à une soi-disant inattention d’élèves qui jouaient avec au dessus de moi dans l’estrade. Durant l’échauffement, un élève me demande si je veux jouer à la balle aux prisonniers, car ils ont « besoin d’une cible ».
    Le soir, deux personnes me demandent à quelle heure commence la sortie le lendemain, pensant que cela commençait à 9h25 je leur indique cette heure-ci.
    Le lendemain vers 9h, je reçois des sms de ces deux personnes me disant que les professeurs m’attendaient dans le bus, elles sont venues pour 8h30 (commencement des cours), semblaient savoir l’heure de la sortie mais ne m’ont pas prévenues plus tôt. N’ayant pas possibilité d’être donc en cours avant l’après-midi, je suis allée voir l’infirmière pour lui parler des problèmes avec les élèves.
    L’après-midi on me pose des questions sur ma non présence à la sortie scolaire, je refuse de me retourner pour répondre pour suivre le cours. La déléguée me pique le bras avec son stylo, je me retourne et elle me demande de changer de place. Je refuse, elle se plaint au professeur que les élèves derrière moi me demande de changer de place à chaque cours (or, cela ne m’avait été demandé que la veille pendant un seul cours, et en changeant de place je me suis retrouvée à une place où je ne voyais pas le tableau) et que je refusais toujours. Le professeur a dit que je pouvais rester à ma place. Peu après, j’ai entendu divers insultes telles que « crasseuse, pauvre fille, pucelle, pute », suivies par des projectiles : M&M’s (dont un que j’ai reçu à l’arrière de la tête), capuchons de stylos, boulettes de papier et une vis qui a atterri à côté de moi sur la table. Le professeur n’a pas réagi, et à la fin du cours quand je lui ai demandé s’il avait vu et/ou entendu, il m’a affirmé que non. J’ai du mal à croire qu’avec tous les rires des élèves et les insultes envoyées de voix assez fortes, ainsi que tous les jets de projectiles, il n’ait rien vu. En sortant de ce cours j’ai croisé la cpe, et comme personne d’autres n’était dans les parages, je lui ai montré la vis et lui ai raconté ce qu’il y a eu.
    La semaine suivante, a été calme, si on ne prend pas en compte le fait que le mardi j’ai reçu une boulette en papier et que sur la petite boite en carton servant de poubelle (pour ce qui est papier) une élève ai inscrit au marqueur « c’est [mon prénom] » en dessous de « la poubelle ». (Il me semble que c’est le jeudi de cette semaine, mais j’ai des petits doutes, durant une heure de permanence, un surveillant m’a dit que la CPE voulait me voir pensant que j’avais oublié des affaires. Quand je vais la voir, elle m’explique que ce n’est qu’un prétexte pour que les élèves ne se doutent de rien, et m’invite a raconté ce qu’on m’a fait subir depuis la rentrée, car l’infirmière lui a parlé, et une fois fini, elle me dit qu’elle en parlera à la directrice).
    Le vendredi, ne me sentais pas bien (nausées, sensations de fatigue même avec du repos,etc…), j’ai décidé de sécher les cours. J’ai été également absente le mardi matin suivant pour les mêmes raisons.
    Le mercredi matin, fatiguée, je me suis rendormie après avoir désactivé le réveil, ce qui m’a valut d’arriver en retard en cours. Le vendredi de la même semaine, je ne suis pas allée en cours (clouée au lit, nausée, impossible de tenir debout correctement, mal au dos, mal au ventre).
    La semaine suivante, le mardi matin j’ai été absente à cause encore une fois de raisons de santé. (Mes divers absences ou retard m’ont valut de me faire engueulée assez durement par l’une des dames qui s’occupent des retards et des absences. Durant l’un de mes retards, j’ai croisé un élève interne d’une autre classe avec qui je m’entends bien. Il m’a raconté que l’autre élève de ma classe qui se faisait harcelé était une fois à la douche et que des élèves lui ont volé habits et serviette de douche, et qu’ainsi il n’avait plus rien. Il m’a également confié des choses assez troublantes sur la cpe. Il m’a dit qu’à l’internat, les lavabos d’un étage ont été saccagés, qu’il en avait parlé à la CPE qui ne voulait pas réagir, il lui a demandé ce qu’il fallait faire pour qu’elle réagisse, elle a répondu « un incendie ou un mort ». Il m’a conté aussi le cas d’une de ses amis qui avait une voiture qui a eu les carreaux cassés (probablement à cause d’élèves jaloux), et que selon ce qu’elle a compris avec la CPE, les élèves avaient le droit de saccager sa voiture sans rien prendre comme punition, mais qu’elle n’avait en aucun cas le droit d’aller voir l’un d’eux pour qu’il s’explique, sous peine d’être sanctionnée.)
    Les élèves en sport l’après midi me disaient que je séchais et se moquaient de moi. En échauffement de basketball, des élèves faisaient exprès de récupérer mon ballon après un panier et de le lancer loin, ce qui m’empêchant de m’échauffer. Lorsque j’en ai parlé au professeur, au lieu de réagir envers les élèves, il m’a dit d’aller avec le groupe qui est en salle de musculation.
    Le lendemain, il n’y a eu « que » des petites insultes.
    Le jeudi a été le pire jour de la semaine qui a eu lieu. Le professeur a demandé quelle maladie est-ce qu'on pouvait attraper si l’on buvait de l’eau qui a été dans des canalisations en plomb, lorsque j’ai répondu que c’était le saturnisme, une élève a crié dans la salle « ben bouffes en », provoquant des fou rire mais aucune réaction du professeur. Un peu plus tard, lorsque j’ai éternué, un autre élève a dit « crève !». Lors d’un autre cours du matin, j’ai demandé à peine arrivée à une professeur l’autorisation d’aller aux toilettes. Dans le couloir, situé au premier étage, je croise deux élèves de ma classe se dirigeant dans la salle que je viens de quitter, l’un deux me plaque contre la rambarde (qui est juste entre le bord du couloir et le vide), j’essaye de le repoussé, il me donne un coup au bras et continue son chemin, un peu après il me lance « truie ! ». C’est comme cela que j’ai recommencé à avoir une crise d’angoisse, et ai du aller à l’infirmerie.
    L’après-midi, en sport j’avais laissé ma montre et ma bouteille d’eau sur la table du professeur, puis, pendant l’échauffement, je me suis aperçue que ma bouteille n’était plus dessus. Tout ce que le professeur trouvait à dire était « elle reviendra ta bouteille », « on verra ça après » puis « je ne peux rien faire ». Je suis allée, une fois que tout le monde avait pris une balle, contre un mur, dans un angle peu visible pour les autres, car je sentais venir la seconde crise d’angoisse de la journée. Le professeur, alerté tout de même par un élève (qui est cependant l’un de mes persécuteurs par moment dans l’année), vient vers moi et ne trouve rien à me dire d’autre que de prendre l’air dehors quand je lui ai demandé si je pouvais allée à l’infirmerie. La déléguée m’a parlé pour savoir ce qui n’allait pas. Je lui ai raconté ce qu’il y avait eu le matin et l’après-midi, elle me raconte qu’elle aussi a eu des problèmes : des élèves l’ont dessinée sur une feuille avec des grosses fesses, des grosses hanches, un gros ventre, etc.. et ont signé. Elle m’a raconté que l’élève qui m’avait pelotée il y a quelques mois avait fait de même avec elle, mais qu’il fallait laisser couler…
    (Je ne me souviens plus si c’était en montant des escaliers du bas en sortant revenant de sport ou un jour où après que ma mère m'ait déposée et que je suis remontée..ni même la semaine et le jour…j’ai croisé la déléguée qui me crie dessus, étant persuadée pour je ne sais quelle raison que j’allais porter plainte à cause des élèves, je lui rétorque que je ne l’ai pas fait mais que si elle le désirait (sur un ton ironique) je pouvais le faire. Un peu plus tard, alors que je vais vers un camarade de classe à un intercours qui est dans le couloir, elle le prend par le bras et l’emmène de force dans la salle lui disant qu’elle ne voulait pas qu’il me parle.)
    La semaine suivante s’est étonnamment presque bien passée. Presque car le jeudi, à la soirée de fin d’année qui a eu lieu tout juste après la représentation de théâtre dans laquelle j’ai joué, j’ai dansé sur la musique (comme pleins d’autres élèves), et à un moment j’ai vu qu’une des bretelles de ma robe était comme sectionnée, et que l’ont pouvait voir un bout assez important de mon soutient gorge, je n’ai jamais su si c’était un hasard ou si un élève y était pour quelque chose, car à nombreuses reprises des élèves de ma classe s’approchaient de moi et faisaient exprès de se coller à moi ou m’imiter en restant proche de moi.
    Je crois que c’est le mercredi de cette semaine, après une répétition de théâtre, en rentrant chez moi en voiture avec ma mère, arrivée dans mon village à un feu qui venait de passé vert, j’entends un klaxon. C’était la déléguée, qui quand je l’ai regardée faisait de grands signes et disait « youhouuu » à moitié en train de rire.
    Il restait désormais deux semaines de cours.
    Durant la première, j’ai été convoquée par la directrice qui voulait savoir ce qu’il y avait eu, car elle pensait, parce que j’étais à l’aise au théâtre, que je n’étais plus victime des autres élèves. Je lui ai raconté ce qu’il y avait eu depuis la rentrée, puis lui ai montré une photo du bleu assez visible que j’avais au niveau d’une omoplate, suite à un manche de balais en fer reçu en sport, mais elle ne la même pas regardé.
    Vers la fin de la semaine, suite à une erreur d’emploi du temps, il était impossible de savoir qu’on avait un cours le vendredi en première heure. La professeur concernée s’en est rendue compte et comme j’étais dans les parages, j’étais au courant. J’ai envoyé un sms à un ancien camarade de classe qui avait redoublé la première stav et qui était internet, lui demandant de prévenir les élèves de ma classe. Le soir, je reçois un appel, en décrochant je reconnais la voix d’une personne de ma classe qui me demande qui c’est, je l’appelle par son prénom et l’informe du cours qu’il y aura, et raccroche, espérant qu’il ne reconnaisse pas ma voix. Un autre élève me demande par sms qui c’est, je ne répond pas et lui demande qui il est, sa réponse m’indique que c’est aussi un mec de ma classe. En message vocal je reçois quelque chose du genre « heyyy [mon prénom], on sait que c’est toi, alors décroche maintenant quand on t’appelle, connasse ! ».
    Le jeudi ou le vendredi, à la récréation, je cherche ma professeur principale, un de mes professeur me demande ce que je lui veux, je lui explique et lui fais entendre le message vocal, il me conseille de voir le sous-directeur. Celui-ci n’étant pas là, la secrétaire me demande à son tour ce que je veux. Après avoir écouté le message, à sa demande, j’appuie sur le bouton permettant de rappeler le correspondant, ce qui a pour effet d’énoncer le numéro, que la secrétaire recopie. Depuis son téléphone elle appelle le numéro, tombe sur l’élève et lui dit qu’il sera convoqué.
    La dernière semaine de cours, vers le milieu de semaine, on apprend que des élèves sont virés suite à une décision qui a eu lieu au conseil de classe.
    Le jeudi, en classe, la déléguée fait passer une feuille à tout le monde sauf à moi et tout le monde la signe. Comme l’on finissait à midi, je décide de prendre le bus pour rentrer chez moi, sans passer à la cantine. Les écouteurs sur les oreilles je n’entends pas la déléguée qui essaye de m’interpeller, et je me dépêche d’avancer car je ne veux pas lui parler. Une fois chez moi je vois son sms me disant que la directrice veut me voir l’après-midi à 13h30, et ma seule possibilité pour y parvenir était de partir dans les 5-10minutes qui suivaient, sans rien dans le ventre. J’ai eu une nouvelle crise d’angoisse, puis ai pris le bus.
    Dans le bureau de la directrice, il y avait 3 élèves, celui qui avait diffusé une vidéo de moi il y a plusieurs mois où on me voit trainée par les pieds dans le couloir, qui m’avait poussé contre la rambarde et m’avait dit « truie » (je le soupçonne également d’être celui qui a crié « crève » quand j’avais éternué), celui qui avait pris la poire-sifflet et appuyait en sport contre mes oreilles, et celui qui m’avait à deux reprises menacée avec une barre de fer et qui avait dit le message vocal insultant. Ils devaient être virés et il semblerait que la feuille signée était une pétition pour qu’il reste. L’une des raisons pour laquelle la déléguée avait fait ça était qu’elle était amoureuse de celui qui nous avait pelotées (qui m’avait filmé et mis sur facebook, m’avait poussé contre une rambarde, etc..). La directrice a parlé de différents points dont je lui avais parlé. Pour la poire, l’élève a reconnu ses actes, mais a déclaré l’avoir fait à plusieurs personnes, ce qui n’était pas vrai, celui avec les barres de fer a nié, mais s’est tait quand la directrice m’a demandé d’écouter le message vocal (sauf pour protester au départ, disant que si je ne répondais pas aux appels c’était normal que je reçoive des insultes. La raison pour laquelle j’avais été appelée était que l’interne qui devait les prévenir avait à un moment donné supprimé mon numéro de son répertoire, et quand il a reçu mon sms il a cherché avec deux camarades de ma classe de savoir s’ils connaissaient le numéro, plutôt que de simplement transmettre le message). Le troisième a absolument tout nié, a dit que je mentais, qu’ils (les élèves de la classe) n’étaient pas des sauvages (alors que plusieurs professeurs disaient depuis deux ans que l’on était la pire classe). Pour la vidéo, il déclare l’avoir supprimée en novembre (or j’ai appuyé sur « signaler » en fin avril). La directrice s’étonne que je ne lui ai pas parlé avant, mais c’était le tout dernier jour et il n’y avait personne pour en parler, elle me dit que j’aurais pu en parler à la rentrée, je lui ai dit que je pensais qu’elle avait été supprimée, que j’en avais parlé à l’infirmière il y avait quelques semaines avant cette « séance » et que j’avais vu seulement après qu’elle avait été supprimée, grâce au bouton signaler. L’élève a sorti ensuite une feuille, un imprimé tiré de facebook. C’était une conversation que j’avais eu avec lui par messagerie facebook. Dessus, je parlais des problèmes avec ma mère et j’avais parlé d’une fois où elle m’avait dit « tu m’étonnes que ça ne va pas avec les gens de ta classe » et où j’avais écrit que ce qu’elle venait de dire n’avait aucun rapport. La directrice la lu à voix haute, et a demandé quel rapport il y avait, ce à quoi il n’y a pas eu de réponses. La directrice m’a demandé de faire le geste qu’a fait l’autre l'élève avec chacune des barres de fer, en les illustrant avec un stylo (elle voulait que je reproduise les gestes qu’il a fait), une fois fait, elle et les élèves ont ri. L’élève qui m’avait menacée avec les barres de fer m’a demandé pourquoi j’avais envoyé par écrit sur facebook à un autre élève de la classe mes problèmes avec mon ex, alors que c’est censé être un de mes ennemis, j’ai répondu que je pensais avoir confiance (étant donné qu’à la première « séance de convocation » la directrice m’avait dit que je devais avoir plus confiance envers mes camarades de classe), la directrice et les élèves ont éclaté de rire. La directrice a rajouté « j’imagine qu’en plus ce qui a dû être envoyé devait être plutôt intime et croustillant, tu devrais savoir que tout le monde veut savoir tous les potins ». Elle m’a demandé ensuite pourquoi j’avais essayé d’ajouter sur facebook la sœur de celui qui m’avait menacée avec les barres de fer (ce qui n’avait encore une fois aucun rapport avec le pourquoi on était convoqués). J’ai répondu que c’était parce que je l’avais supprimé de facebook quand je soupçonnais son frère prendre son compte pour m’insulter sur des photos, mais qu'après j’ai voulu la rajouter. Son frère a dit que je ne pouvais pas l’avoir eu dans mes contacts car elle ne me connait surement pas. Je lui ai dit quelque chose comme « Si elle ne me connait pas, pourquoi elle m’a ajouté ? Pourquoi elle m’a donné son msn, a mis sa cam pour me montrer sa chambre et son piano ? », ce à quoi il n’a pas répondu.
    Après cette réunion, je suis allée attendre le bus et j’ai eu une nouvelle crise d’angoisse. Je devais également trouver une preuve que la vidéo a été supprimée en avril et non pas en novembre car je n’ai pas su répondre quand, avec un ton qui sonne ironique et cruel (ce n’est pas du mot à mot, mais ça se rapproche de ce qu’elle a dit) « puisqu’elle a une mémoire si exceptionnelle pour se rappeler des dates et de ce qu’elle subit avec précision, elle va pouvoir nous dire à quelle date elle a vu l’infirmière pour parler de la vidéo». Je n’ai bien évidemment pas pu trouver de preuve, et je n’ai pu qu’imprimer un passage d’une conversation d’msn datant du 28 avril 2011 où je discute avec un garçon et dans laquelle je me rendais compte que la vidéo n’avait pas été supprimée et que je décidais d’appuyer sur le bouton signaler.
    J’ai reçu dans la même semaine un sms de cet élève, me demandant pourquoi j’avais inventé cette histoire. Je lui ai répondu qu’il sait très bien que c’est vrai, je lui ai rappelé les fait, comment ça s’est passé, il a ensuite osé m’envoyer qu’il m’aimait bien et qu’il n’a pas envie de montrer à la directrice un autre passage facebook où j’ai eu un problème avec ma mère un peu plus élevé qu’une simple engueulade, mais qu’il pourrait s’y sentir obligé. J’ai répondu à nouveau qu’il savait très bien que c’était lui, que c’était lui le fautif, que s’il m’aimait bien comme il le prétendait il ne m’aurait pas faite toutes ces choses qu’il m’a faite subir (ou quelque chose comme ça, je n’ai plus les sms) et il m’a répondu qu’il pouvait porter plainte pour harcèlement et diffamation.
    Le samedi, il y avait un festival de musique, j’y suis allée avec une amie d’un ancien établissement avec qui j’avais gardé contact. J’ai croisé la déléguée, avec d’autres personnes, qui criait très fort mon prénom et me criait « coucou », mais je l’ai ignorée, trop écœurée par cette personne.
    La semaine d’après, le mercredi je devais avoir le début des épreuves du baccalauréat, mais le lundi j’ai été prise de fortes douleurs qui m’ont conduite à l’hôpital. Opérée d’une appendicite, je suis restée à hôpital quelques jours et ai du passer le baccalauréat en candidat libre vers mi septembre. Pendant l’une de mes révisions dans les couloirs, assise sur un banc, j’ai pu entendre un élève (alors que c’est un lycée d’un département où je n’ai jamais étudié et que je ne connaissais personne) dire de moi à un de ses camarades que j’étais moche…
    J'ai obtenu mon baccalauréat, ce qui m'a permis de pouvoir continuer l'année de BTSa et de ne pas retourner en terminale.


    Dernière édition par Titi le Ven 14 Sep - 19:41, édité 1 fois

    Iron Calimero
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    Re: Mon témoignage

    Message  Iron Calimero le Mar 25 Oct - 8:26

    Quelle horreur! Je comprends que ça t'aie mise dans tous tes états. Tes profs mériteraient un procès.

    En tout cas, je te félicite d'avoir photographié ce bleu, c'était une bonne réaction. Je ne crois pas que je l'aurais eue!


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    Il n'y a que les meilleurs qui sont harcelés. Les gens que les bullies prennent pour cibles sont sensibles, respectueux, honnêtes, créatifs, dotés d'une grande intelligence émotionnelle, d'un grand sens du fair-play, d'une grande intégrité et n'aiment pas la violence en général. Leurs agresseurs se laissent dominer par l'envie et la jalousie et sont dévorés par l'obsession de tourmenter et de détruire tous ceux qui valent mieux qu'eux, c'est-à-dire la plus grande partie de la population.

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    Titi

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    Re: Mon témoignage

    Message  Titi le Mar 25 Oct - 17:58

    Mais la directrice n'a même pas regardé alors que je lui ai collé la photo presque sous le nez, depuis mon appareil photo.

    J'avais l'impression que la directrice se fichait complétement de ce que je pouvais ressentir (et à la dernière convocation avec les 3 élèves je la sentais presque amusée...). Quand mon médécin m'a prescrit mon anxiolytique (le soir même ou le lendemain des deux crises d'angoisse au lycée), il m'a fait une lettre pour la directrice, je ne me souviens pas trop de ce qu'il y avait dessus, mais je crois qu'en gros, d'après ce qu'elle m'a expliqué, il était question du ministère de l'éducation nationale. Je ne sais plus si c'est l'inspecteur de l'académie de l'éducation nationale, mais c'était question de quelqu'un de l'éducation nationale. Le médecin m'avait dit que je pouvais faire une lettre si la situation ne s'améliorait pas. La directrice tout ce qu'elle m'a trouvé à me dire quand je l'ai vue (pas à la convocation, la fois où je lui ai raconté ce qu'on m'avait fait depuis la rentrée de début mai) c'est qu'elle ne voit pas le rapport avec le ministère de l'éducation nationale étant donné qu' "on" (elle a dit "on" je ne sais pas si elle parlait du lycée entier ou juste de la direction, enfin bref) ne dépend pas de ça mais du ministère de l'agriculture (le bac stav est un bac technologique et agricole).

    J'ai retrouvé la photo dans la carte mémoire de mon appareil photo (je l'ai prise seul dans un miroir) :


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    Re: Mon témoignage

    Message  Iron Calimero le Mar 25 Oct - 18:24

    C'est triste à dire mais ce genre de comportement est classique. Souvent, dans ce genre de situation, les adultes responsables préfèrent nier plutôt que d'avouer qu'ils ont commis une faute et mis quelqu'un en danger. Ils ont aussi souvent peur de se mettre à dos les familles des harceleurs, ou alors ils s'imaginent qu'ils doivent donner l'image d'une personne infaillible. Ce qui est triste, c'est que ça donne un bien mauvais exemple aux enfants qu'ils sont censés éduquer.

    Moi, perso, j'apprécie beaucoup les gens qui savent dire "je me suis mal conduit(e), je regrette". ça ne fait pas d'eux des personnes mauvaises, au contraire!

    Toi, tu n'as rien à te reprocher. A ta place, n'importe qui aurait été pris au dépourvu. Tu n'y es pour rien si tu as rencontré des gens pourris (je pèse mes mots). Tu mérites de rencontrer des gens bien.

    A plus. Wink


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    Re: Mon témoignage

    Message  Groupe Arthur le Lun 31 Oct - 3:51


    Je suis bien d'accord avec Iron Calimero, pour chacun de ses paragraphes.
    Quand on admet ses erreurs, on fait preuve de courage et de dignité, et ça peut même rendre plus fort. Malheureusement on constate tellement de bêtise, parfois, chez les "humains".
    On peut dire que tu as traversé beaucoup de périodes plus que difficiles... (ça a été long, mais j'ai bien tout lu chacune de tes précisions).

    Bon, on est là, encore une fois... Que te dire d'autre ?

    Titi

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    Re: Mon témoignage

    Message  Titi le Ven 14 Sep - 19:44

    J'ai modifié le dernier message de témoignage pour mettre tout le BTSa ici et ne pas couper (trop long pour que tout soit posté).

    En pensant au sigle « BTSa » (bts agricole), on serait amenés à penser à des élèves mâtures, qui ne cherchent pas à blesser les autres, qui sont sérieux, etc…. et pourtant..
    A un cours, il fallait remplir une fiche sur soi, je n’avais malheureusement pas fait attention que la case très foncée comportait « prénom : » et « nom : ». Je ne l’ai pas rempli et quand la professeur me l’a fait remarqué, j’ai entendu un élève dire « je suis pour l’euthanasie ».
    J’étais inscrite à ce qui était comme un self pour manger à tous les repas (sauf le vendredi soir et week end où c’était fermé), et j’étais logée dans un immeuble, une résidence étudiante, gérée par l’établissement scolaire. Avec tous les week end où je suis rentrée, et les vendredi soirs où j’ai mangé soit dans ma chambre soit chez des camarades d’un autre immeuble, je n’ai quasiment pas eu de repas, deux au grand maximum, dans la cuisine de l’ilot (un ilot est composé de 3ou4 chambres, une cuisine, des toilettes et 1ou2 douches) et je jetais mes déchets dans la poubelle de ma chambre. J’ai oublié une assiette, une fourchette et un couteau dans l’évier de la cuisine. Un dimanche en sortant de la douche, mais toujours dans la pièce fermée, j’entends « cette conne, non mais elle est trop conne, bisous mon cœur je t’aime » puis « elle fait chié cette conne, ça fait une semaine qu’elle a laissé traîné ses couverts, elle fait chier et c’est toujours nous qui descendons la poubelle, elle fout rien cette conne ! », les deux ont crié en même temps pour que j’entende « GROSSE CONNE » et ont éclaté de rire avant de partir. Suite à ça j’ai décidé de changer d’étage et de laisser mes deux colocataires seules (au départ nous étions quatre, mais l’autre fille, qui était dans ma classe contrairement aux autres, m’a confié qu’elle partait car elle n’aimait pas les autres filles.). Un après-midi, pendant près de deux heures et demi, j’ai transporté toutes mes affaires dans ma nouvelle chambre située un étage en-dessous, puis ai passé l’aspirateur. Heureusement pour moi, l’une de mes nouvelles colocataires était une fille que je connaissais de l’atelier théâtre auquel j’ai participé au début de l’année, et que j’appréciais. La deuxième colocataire était également très sympa.
    Une de mes deux colocataires d’ilot m’a proposé de venir avec elle et d’autres élèves pour sortir un soir. Une des élèves de sa classe a dit « non pas elle » en me voyant alors que je ne la connaissais pas. Ma colocataire m’a expliqué plus tard que cette élève ne m’aimait pas pour l’unique raison qu’elle me trouve moche.
    A la fin d’un cours je vais derrière l’élève chargée des cahiers, pour attendre mon tour et posé une question à la professeur. L’élève en reculant, me pousse violemment, me regarde méchamment, je lui dis qu’elle peut faire attention et elle me crie que je n’avais qu’à pas être derrière elle.
    La mardi de la semaine d’avant le début des vacances de Toussaint, je suis arrivée en retard à un cours et un élève m’a regardé et a dit à ses voisins en parlant de moi « cassos ». Juste avant un cours qui a lieu dans un bâtiment qui n’est pas tout prêt, je suis allée au toilettes, puis me suis dépêchée, ai monté les 3 hauts étages du bâtiment, puis suis arrivée essoufflée dans la salle. Je respirais vite et très fort et un élève a dit « elle va crever » quand j’ai commencé à mettre ma main demi ouverte autour de ma gorge. J’ai eu les larmes qui coulaient et ça s’est soldé par une crise d’angoisse.
    Le dernier jour avant les vacances, l’après-midi, je vais sur le chemin des cours, je croise des élèves de la classe aller dans l’autre sens. Je leur demande ce qu’elles font, elles disent avoir oublié des affaires d’école. Arrivée en salle, j’apprends que la professeur est absente et en revenant vers l’immeuble de la résidence, j’entends une fille par la fenêtre dire à une autre qu’une fille de ma classe m’a dit qu’il y avait cours alors que ce n’était pas le cas, et rire.
    Entre ce moment et le 18 avril 2012 il s'est passé d'autres choses, telles que des rumeurs :
    - j'ai demandé à ma coordinatrice (ou professeur principale en équivalent) un renseignement pour un stage, elle m'a répondu que pour aller en fromagerie il aurait fallut que je prenne BTSA spécialité produit laitier, et le cours suivant une rumeur disait que je voulais me réorienter et partir
    - un ami voulait sortir avec une amie, et une rumeur disait que moi je voulais sortir avec lui
    - une rumeur contradictoire disait que j'étais lesbienne
    - une amie a entendu une rumeur disait que j'étais venue dans l'ilot d'un mec en résidence étudiante (or c'est l'inverse) et que les gens racontant cette histoire disait qu'il devait vraiment être désespéré pour se servir de moi comme vide-couille.
    En atelier de fabrication de produits laitiers, des habits blancs nous ont été prêté (chemise et pantalon spéciaux), quand une élève qui ne m'aimait pas était dans mon groupe, elle profitait de l'absence de la professeur pour prendre un tuyau d'arrosage et m'asperger au niveau des sous-vêtements en bas (sachant que les habits au contact de lactosérum ou d'eau deviennent facilement transparents). Une amie de cette même personne a déjà prononcé en classe des phrases disant que je lui aurais souri et qu'elle avait envie de me baffer, et, au cas où je ne l'aurais pas entendu, l'a répété une seconde fois à un intercours.
    Une semaine l'un des hauts prêtés avait disparu et si je ne l’avais pas signalé, mes parents auraient reçu une facture...
    Il y avait une semaine d'atelier pendant des vacances, et des personnes m'ont inscrite à la deuxième semaine sur une feuille sans même me demander mon avis, d'ailleurs, je ne connaissais même pas l'existence de cette feuille à ce moment là.
    Plusieurs fois quand je suis malade on ne me prend pas les devoirs (même si parfois on me les prend).
    En plus des élèves, un professeur ne semble pas vraiment m'apprécier : à une semaine d'atelier, il m'a volontairement ou non aspergé avec un tuyau d'arrosage et m'a dit que ça allait me réveiller. Je me faisais réprimandée devant toute la classe si j'arrivais à 7h55 en salle (sachant que les cours commencent à 8h) parce que j'étais dernière.
    Fin avril-début mai, en classe ce professeur regardait les cahiers d'appel et a pris toutes les feuilles qui ne servaient plus dedans (des affiches, des feuilles d'information d’événements qui ont déjà eu lieu, etc..) les as pris dans la main, les a écrabouillées, tordues, tout en me regardant d'un air méprisant, faisant rire la classe. A une question que je n'ai pas su répondre il me demande d'un ton agressif "Vous savez faire un choix ? Vous êtes pour Sarkozy ou pour Hollande ?" Par moment, il prenait ma règle, jouait avec ou la frappait contre la paume de sa main et me regardait.
    Heureusement cette année, comparé aux années précédentes, j'ai pu me faire de vrai(e)s ami(e)s, et la classe soit m'ignore, soit me parle de temps en temps, ce qui est toujours mieux que d'être persécutée.
    Des vrais amis…c’est ce dont j’étais persuadée.
    Depuis janvier je remarquais que l’ambiance était tendue, mes amis m’engueulaient ou me faisaient des reproches pour un rien.
    J’ai été critiquée car j’ignorais ce qu’étais des rillettes ou parce que je voulais attendre de recevoir le programme des candidats à l’élection présidentielle avant de décider pour qui je voterai (j’étais ainsi accusée de ne pas m’intéresser à l’avenir de la France car je ne décidais pas dans l’immédiat où on me le demandait pour qui je voterais).
    Je me suis faite également engueulée car je ne répondais pas à leurs invitations sur facebook pour des jeux (le genre de jeux où on envoie apparemment des demandes tous les jours) et critiquée quand j’ai dit que je n’avais pas vu.
    L’un de mes amis était dans une autre résidence universitaire, il est déjà arrivé qu’il aille sur mon ordinateur pour me montrer des vidéos ou autre chose sur internet, et m’a déjà fait des reproches quand je lui ai demandé de mettre moins fort après 22h.
    Ils ont déjà regardé un anime de manga en entier (donc tous les épisodes) dans l’ilot dans la cuisine, que je suivais au départ avec eux, mais au final j’ai arrêté car parfois ils ne regardaient qu’à deux (alors que nous étions 4 à suivre) à la fin des cours sans se soucier des autres. A la fin de la saison, une colocataire et une autre amie m’ont demandé si je voulais regarder avec eux la fin le lendemain ou le soir d’un des jours où ils regardaient, j’ai accepté, mais n’ait jamais pu regarder avec eux car elles l’ont regardé à un moment où soit je faisais mes devoirs soit j’étais encore en cours.
    Ils ont regardé un autre anime de manga, et je suivais au départ avec eux. Une fois une amie a voulu se faire à manger (dans notre cuisine…) et ils ont arrêté pour qu’elle puisse suivre après. Quand cela a été mon cas ils ont continué…
    Elle allait de plus en plus souvent dans notre ilot et utilisait tous les jours ma bouilloire, qu’elle ne vidait et ne débranchait jamais malgré ma demande. Elle était devenue remplie de calcaire à force (car l’eau est déjà à l’origine chargée en calcaire). Quand ma mère a réussi à trouver comment enlever facilement le calcaire, mon amie a recommencé à l’utiliser et à ne pas la vider, me disant une fois que ce n’était pas grave si du calcaire s’accumulait car elle en avait déjà (à ce moment, elle l’avait déjà utilisée à nouveau plusieurs fois).
    Elle et le mec de l’autre résidence utilisaient de plus en plus souvent les assiettes à une de mes colocataires et moi pour manger le soir au départ avec les pâtes ou la purée de ma colocataire, puis avec les miennes quand ma colocataire en avait marre. Ils laissaient constamment nos assiettes et couverts dans l’évier ou sur la table, parfois également leur bouteille vide ou des papiers sur la table ou par terre sans jamais débarrassé. (Une fois j’ai voulu faire un test, le mec avait laissé sa bouteille vide sur la table ou par terre, je l’ai mis sur la chaise qu’il occupait pour qu’il la débarrasse quand il allait se rassoir, voyant qu’il ne se rasseyait pas et qu’il partait je lui ai montré la bouteille qu’il a prise…..avant de la reposer sur la table). Cela arrivait aussi avec mes bols pour le café de celle qui utilisait ma bouilloire, ou alors ma colocataire en prenait un dans sa chambre pour y mettre des croquettes pour son chat, pendant plusieurs semaines, car elle avait oublié, à chaque fois d’après ce qu’elle disait, d’en prendre un de chez elle.
    Dans le frigo en boisson il y avait toujours mes boissons, du lait et du sirop. Les deux amis qui n’étaient pas de l’ilot se sont déjà servis maintes et maintes fois sans me demander et il est déjà arrivé qu’une bouteille soit finie sans que je n’aie pu en boire la moindre goutte. Quant aux bouteilles d’eau, j’en avais exprès des « spéciales », différentes de celles d’une autre colocataire car je ne buvais pas les autres bouteilles ni l’eau du robinet, dont je ne supportais pas le goût. Les amis la buvais toujours, et cela assez rapidement ce qui ne me permettait pas de boire, or j’avais quelques problèmes de santé dont certains nécessitaient que je boive de l’eau. Le lait partait à une vitesse fulgurante alors que j’en buvais rarement.
    L’amie utilisait mon ordinateur portable chaque fois qu’elle venait car le sien ne marchait pas, et que la colocataire qui était souvent là en avait besoin (pour jouer à des jeux bien souvent quand elle ne faisait pas ses devoirs avec). Elle faisait ses jeux de facebook dessus pendant des heures ce qui m’empêchait d’aller dessus. (Il est arrivé quelque fois que j’allume mon pc, fasse autre chose pendant qu’il se connecte à internet, et que lorsque je veux y aller, le mec ou la fille est déjà dessus sans me demander).
    Une fois elle devait faire des recherches pour un dossier à imprimer et relier le lendemain même et j’avais également à faire des recherches dans une matière où avec la professeur un « oubli » ne serait pas facilement passé. Comme elle n’a pas voulu me rendre mon pc le temps de ma recherche, j’ai du trouver quelqu’un voulant bien me prêter sa connexion.
    Il y a eu une semaine où une colocataire était absente car elle devait passer une semaine, obligatoire avec la spécialité de son BTSa, dans un autre établissement. A la fin de la semaine, je suis partie en laissant ma vaisselle que je projetais de faire à mon retour le dimanche soir, ou le lundi après-midi. Quand je suis rentrée j’ai pu constater que des serviettes étaient éventrées sur la table de cuisine où étaient posés mon four, ma bouilloire et d’autres trucs, des papiers trainaient par terre et il y avait une montagne de vaisselle. Ma colocataire a dit qu’elle était énervée de constater que la cuisine était sale quand elle est rentrée (alors qu’elle était quasiment propre quand je suis partie), et que comme j’avais laissée ma vaisselle elle avait décidé que ceux qui mangeraient dans l’ilot pouvaient laisser leur vaisselle (ce qui ne changerait pas de d’habitude) et que je devais la faire complètement, ainsi que nettoyer toute la cuisine.
    Une fois où j’avais nettoyé la cuisine, j’avais laissé par mégarde le produit à vitre sur la table. Ma colocataire me l’a fait remarqué et m’a demandé de le ranger, je lui ai dit que j’allais le faire, mais elle n’a rien voulu entendre et me l’a répété plusieurs fois de façon peu agréable. Je l’ai rangé, comme je l’avais prévu, en même temps que je me suis levée de la table pour me faire à manger.
    Il est arrivé une fois que mon liquide vaisselle ait disparu, ma colocataire m’a accusée de l’avoir pris (alors que c’est le mien..), et a insisté quand je disais que je n’y avais pas touché. Quand finalement l’autre colocataire qui l’avait emprunté l’a rendu, après l’avoir oublié dans sa chambre, ma première colocataire ne s’est même pas excusée pour son comportement.
    Il lui ait arrivé par mégarde une fois de casser une de mes assiettes. Il ne me restait donc plus qu’une grande assiette et deux petites assiettes à dessert, et elle avait deux grandes assiettes. Quand les deux amis sont venus manger, elle s’est toujours arrangée pour que l’un utilise sa deuxième grosse assiette et l’autre la mienne restante, ce qui m’obligeait à en prendre une petite, et quand il n’y avait qu’un(e) invité(e), qui venait manger, et qui prenait ma grosse assiette, elle refusait de me prêter sa deuxième grosse assiette en « dédommagement de celle qu’elle a cassé ».
    Une fois en rentrant de la cantine, une de mes colocataires parlait de ma région, en citant des départements en en oubliant un et en le remplaçant par un qui n’en faisait pas parti. Je l’ai rectifiée gentiment mais elle insistait, disant qu’elle savait qu’elle avait « raison » car elle y vivait, et ça a dérapé, et elle a été soutenue par les deux personnes qui venaient souvent manger le soir chez nous
    Dont une qui me disait que si ils étaient trois contre moi j’avais forcément tort. Une fois sur son pc ma colocataire et quand elle a vu qu’elle s’était trompée, elle ne s’est pas excusée de m’avoir criée dessus.
    Une fois nous étions trois, le garçon, une de mes colocataires et moi, à nous balader autour de la ville un week end ou pendant un jour férié, ayant certains problèmes de santé, j’avais du mal à les suivre en monter et ils étaient très loin, ne m’attendaient pas, ou se retournaient, attendaient et repartaient avant que je ne sois suffisamment proche d’eux. Lors d’une descente dans les bois, je marchais vite par rapport à eux, et alors que moi je ne disais quasiment rien du fait qu’eux ne m’attendaient pas, ma colocataire ne s’est pas gênée pour me faire des remarques, dont certaines qui sonnaient comme provocatrices où elles me disaient qui si je me blessais (alors qu’il n’y avait ni boue, ni endroit glissant, ni « danger ») je n’avais qu’à m’en prendre qu’à moi. Elle faisait plusieurs remarques provocantes insinuant que je finirais forcément par me faire mal.
    Un jour, j’ai proposé à un camarade de classe avec qui je m’entendais bien de passer à notre ilôt. Ma colocataire était occupée à faire le ménage donc mon ami ne pourrait pas rester longtemps, j’ai remarqué qu’il faisait chaud et j’ai dit que j’allais voir la température dans ma chambre (grâce au thermomètre intégré dans ma pendule, et à ce moment là ma colocataire, en criant fort pour que je l’entende, a dit à mon ami que je l’aidais même pas à faire le ménage. Je n’ai pas du tout apprécié sa remarque mais n’ai rien dit. Je l’aurais aidée si elle m’avait demandé de l’aide plutôt que de m’envoyer sa remarque provocante à la figure de la façon dont elle l’avait faite. Une fois mon ami parti, j’ai pris mon sac pour faire mes devoirs. Au départ j’avais mis la radio mais comme je n’y arrivais pas je l’ai coupée. J’ai appelé le garçon, qui venait souvent, pour voir s’il pouvait venir m’aider, étant donné qu’il était en seconde année et qu’il aurait peut-être une idée. Peu après j’ai entendu ma colocataire discuter avec l’autre personne qui venait souvent manger chez nous. Elle me « remerciait ironiquement » de l’avoir aidée à faire le ménage, en criant. Une fois arrivée avec le garçon à qui j’avais ouvert la porte de l’immeuble, ma colocataire a dit d’un ton désagréable et provocateur « merci de m’avoir aidé à faire le ménage, je te remercie beaucoup ». Quand je lui ai dit que j’essayais de faire mes devoir elle m’a accusée de parler sur skype (soit elle l’a dit volontairement pour m’accuser devant nos amis, soit elle a confondu la radio avec des voix de personnes parlant). J’ai ensuite regardé mes devoirs avec le garçon.
    Il y a eu un tournoi entre plusieurs écoles proposant le même BTSa mais avec des options différentes, avec des sports divers tels qu’ultimate, volley, basket, etc… Si on ne participait pas (ce qui était mon cas à cause de problèmes de santé), il fallait être supporter, c’est ce que j’ai fait, mais pendant une épreuve se déroulant sur un grand terrain herbeux, alors que je supportais, seule, avec une autre personne, des élèves qui se prélassaient au soleil nous ont réprimandées, nous demandant d’arrêter car elles avaient mal aux oreilles. Le soir même, fatiguée, je me suis couchée « tôt » (aux alentours de 22h30), mais j’ai été réveillée par de la musique à fond venant du dessus, vers 00h30. Le surveillant de la résidence étudiante (constituée uniquement d’étudiants de l’établissement où j’étudiais) a réagit pour que les élèves cessent.
    Quelque part dans le mois de mai, après 23h, sachant qu’il est interdit de faire du bruit après 22h, les étudiants de l'ilot (un ilot est composé de chambres toilettes , douches, cuisine) du dessous ont fait énormément de bruit je suis descendue pour leur demander de faire moins fort, j'y ai alors aperçu un élève de ma classe situé en principe dans l'ilot du dessus. L'heure suivante, le son a recommencé mais en haut , je suis allée sonner et j'y ai vu le camarade de classe qui m'a dit qu'il mettrait moins fort, mais une fois que je suis revenue dans ma chambre , la musique était encore bien plus forte et vers 00h40 j'ai appelé le surveillant de la résidence au téléphone, il a dit qu'il revenait d'une réunion et ce n'est qu'à quasiment 1h du matin que la musique a baissé réellement et d' ailleurs s'est arrêtée. La semaine d’après, le surveillant n'était pas là, la musique très forte dans ma chambre (vers 22h50) s'entendait car le son provient de l'ilot juste en-dessous. Je suis descendue, toquer, et ai demandé à la fille qui a ouvert de baisser. Elle m'a dit qu'elle allait le faire, or, quand je suis remontée dans ma chambre, le son a été mis beaucoup plus fort, les filles ont crié fort par moment, avant de s’arrêter dans la demi-heure d’après. Le lendemain même, vers 19h, je jouais avec une de mes colocataires et deux amis. On riait apparemment fort car quelqu’un est venu se plaindre. C’était l’une des filles qui faisait du bruit la veille. Elle s’est tournée vers moi et m’a dit d’une manière plus qu’agressive que je me foutais de leur gueule que je venais râler qu’elles fassent du bruit et qu’elles faisaient un effort et que moi je faisais le cirque le lendemain et qu’ « à un moment, faudrait arrêter d’être conne ! ». Ma colocataire a répondu que nous on ne faisait pas exprès et bien avant 22h contrairement à elle(s). La fille lui a alors demandé de se taire, de se mêler de ses affaires en ajoutant un « connasse ».
    Le professeur un poil sadique a semblé être devenu sympa la semaine de TP en groupe à la fin d’année. J’aurais aimé qu’il le soit avant mais bon…
    Durant le mois de mai ou fin avril, je suis allée au cinéma avec mes deux colocataires, les deux personnes qui venaient souvent manger, et un camarade de ma classe que nous aimions bien. Mes deux colocataires n’ayant pas assez d’argent pour l’une, et ayant des problèmes avec sa carte de bleue, m’ont demandé de leur prêter de l’argent qu’elles me rembourseraient ensuite. La fille qui venait souvent a fait de même car elle n’avait pas assez d’argent. Ca m’embêtait assez car ça faisait pas mal d’argent, et en plus la dernière avait mis du temps pour me rendre mon argent, les deux fois où je lui avais prêtée de l’argent pour qu’elle aille s’acheter un paquet de cigarettes, et la fin de l’année approchait.
    La dernière semaine de cours, en mai, en Qualité, la professeur parlait de l’HACCP, de semaines de tp que nous serions amenés à faire, j’ai alors dit que les élèves du BTSa identique au notre avec juste la spécialité différente venait de la faire. Après que la professeur l’ait confirmé, une élève, celle qui m’arrosait en atelier de fabrication, a dit « Quelqu’un a un lance-pierre ? ».
    Cette même semaine, en sachant que la scolarité marche par semestre et non par trimestre, j’ai demandé à ma coordinatrice (équivalent de professeur principale) si je pourrais me réorienter dans le même BTSa mais avec une autre spécialité, ce qui me permettrait-ce que bien évidemment je ne lui ai pas précisé- avoir une autre professeur de chimie (que celle qui disait « vous avez l’air complètement à côté de la plaque, je vais donc vous faire prochainement un formatif » ou accusait des élèves qui se souriaient sans rire ni parler de perturber le cours, ou encore de ne donner qu’un exercice sur papier à une élève lors d’un contrôle et à 15 min de la fin lui donner le reste du contrôle (je crois que l’élève a eu moins de 2/20 au contrôle au final) ou bien accuser une élève sortant de L, qui n’a donc pas vu les bases « fondamentales » de la nomenclature, d’être nulle alors qu’elle travaille dur et a dans les 14-16 de moyenne en biochimie), ne plus avoir cuisine (où j’avais grand mal à suivre, quand le professeur donnait les explications pendant plus de 30min d’affilé en parlant, puis nous laissait nous débrouiller sans support papier, sauf celui que l’on préparait pour le jour de tp à l’aide du livre en cherchant sur plusieurs pages parfois très éloignées rien que pour une recette). Elle m’a répondu qu’avec ma moyenne (aux alentours de 9.25 je crois contrairement au premier semestre qui avoisinait les 9.50 ou 9.60 de moyenne générale) je pouvais passer. L’après-midi même, le conseil de classe avait lieu, on n’était pas obligé d’y assister et on n’avait pas cours. Pourtant j’ai reçu un appel de la cpe me disant que j’étais convoquée au conseil, que l’on m’attendait alors qu’il n’a jamais été question de me convoquer, que je n’avais pas été prévenue (je me demande comment ils auraient fait si c’était un vendredi où je serais donc rentrée chez moi en train, ou si mon portable était en silencieux..). Malgré ce que la coordinatrice m’a dit, la sous-directrice a expliqué que ce n’était pas envisageable de passer (même s’ils n’ont pas le droit d’interdire de passer en 2ième année de BTSa, juste de conseiller), et que je n’étais probablement pas capable de refaire une première année, que ce soit avec la même spécialité ou avec une des deux autres. Elle m’a dit que je devrais voir avec mes parents pour un rendez-vous avec elle pour en parler, je lui ai suggéré le vendredi car ma mère venait me chercher (il y a 2h de trajet en voiture ou train jusqu’à chez moi), et elle semblait d’accord. J’en ai parlé avec mes colocataires et les deux personnes qui venaient souvent manger, leur expliquer que j’aimerais essayer la même formation avec l’autre option, car c’était trop tard pour post-bac (la limite était de fin mars), et que si ça ne me plaisait pas ou que je voyais que je n’y arrivais pas, utiliser la procédure post-bac à temps. Une de mes colocataires a dit que je n’étais pas assez mâture pour le BTSa et que j’aurais du rester une année de plus au lycée. Je n’ai pas apprécié mais je n’ai rien dit.
    Le lendemain après-midi en cours j’ai eu de violentes douleurs à la fosse iliaque (même endroit que pour l’appendicite) pour être amenée, une fois de plus à l’hôpital (j’ai déjà eu les mêmes douleurs en mars, où j’ai fini à l’hôpital, et en avril). J’ai envoyé un sms à une de mes deux colocataires pour qu’elle puisse préparer mes affaires et les donner à ma mère. Durant cette semaine ma mère m’a appelée me disant qu’elle avait récupérée les affaires mais que ça s’est mal passé avec la sous-directrice et qu’elle ne pensait pas que mes colocataires « étaient comme ça » (elle ne savait pas ce que j’avais endurée durant l’année), je ne comprenais pas de quoi elle parlait me je n’allais pas tarder à le découvrir.
    Elle était venue le jeudi, pour prendre tout dans ma chambre, passer l’aspirateur avant le passage le lendemain des propriétaires de l’immeuble qui vérifieraient l’état des lieux, et avait prévu d’y dormir. Le vendredi, elle a vu la sous-directrice qui avait dit être trop occupée, qu’elle avait une réunion, que ma mère aurait du prévenir (alors que la sous-directrice était d’accord pour la voir la semaine) et que je ferais mieux de trouver un travail dans un bureau. Quand elle est passée à l’ilot pour récupérer mes affaires, la fille qui venait souvent voulait que ma mère laisse plus longtemps la bouilloire, ma colocataire a dit que la spatule de ma mallette de cuisine fournie par l’établissement n’était pas à moi, elle a prétendu que plusieurs affaires, dont le dessous de plat que ma mère m’avait achetée ou un plat en verre qui va dans le four, n’étaient pas à moi mais ma mère les a récupérés. La fille a donné son adresse et numéro de téléphone à ma mère, car elle disait qu’elle me rendrait l’argent qu’elle me devait, n’aimait pas disait-elle en devoir au gens. Ma colocataire l’a rendu directement. Quand ma mère a demandé à ma colocataire où elle allait l’année suivante, et si elle prend un appartement où elle cherchera, car elle voulait des conseils pour moi. Ma colocataire ou la fille voire les deux lui ont dit que ça ne servait à rien, car je vais être éjectée. Elles ont commencé à dire d’autres choses déformées ou fausses sur moi :
    - que ma mère aurait une lourde facture d’électricité car je restais près d’une heure sous la douche (ce qui est déformé : je mettais du temps au début de l’année scolaire car j’avais du mal avec les douches où il y a une manette pour le froid et une manette pour le chaud, mais j’avais réussi au bout d’un moment et depuis je mettais mois d’un quart d’heure pour prendre ma douche) et que je laissais ouvert longtemps le robinet ouvert quand je faisais la vaisselle
    - que je ne faisais jamais la vaisselle (contradictoire avec ce qui est précédemment dit et que le mardi, jour où j’avais parfois une des deux demi journées de libre, je faisais une grande partie de la vaisselle de tout le monde) ni le ménage (que je faisais mais pas quand on me force ou qu’on essaye de me forcer)
    - probablement d’autres choses que ma mère ne m’a pas dit ou que j’ai oublié entre le moment où elle me l’a dit et le jour où je continue ce témoignage (aujourd’hui nous sommes le 14 septembre 2012), car je l’ai écrit en plusieurs fois et de souvenir.
    Pendant que j’étais à l’hôpital, ma mère a vu le CIO, où la dame a d’abord conseillé que je fasse un bac professionnel Laboratoire Contrôle Qualité. Elle a ajouté qu’en faisant le stage obligatoire de mon BTSa que je ne continuais normalement pas, même si je n’étais plus tenue de le faire, je pourrais le mettre sur un CV m’aidant pour trouver des stages en LCQ. A cause de mon niveau « trop haut » j’ai su au bout de quelques semaines de stage que je n’ai pas été acceptée en Bac Pro LCQ, mais je l’ai continué quand même. La dame a conseillé ensuite FCIL secrétariat Médico-social. Ou une formation permettant d’être préparatrice en pharmacie. En même temps que mes demandes, je me suis inscrite au site post-bac pour la « procédure complémentaire », j’avais également renvoyée la feuille envoyée par l’établissement où j’ai fait mon BTSa. J’ai l’ai cochée et remplie pour indiquer que je voulais aller en BTSa, le même mais avec l’autre option. Pendant que j’étais en stage, ma mère a envoyé un mail à l’établissement pour demander une feuille d’inscription pour un Bac Pro LCQ, car il proposait également cette formation. Parce que c’était la sous-directrice et non le directeur, pour une raison que j’ignore totalement, qui se charge des inscriptions, ma mère lui a envoyé le mail. Que ça soit pour le BTSa ou le Bac professionnel, je n’ai jamais reçu la moindre réponse…. Parmi les deux formations proposées par le CIO, seule la FCIL m’intéressait. Ce qui m’inquiétait était le fait que pour y accéder, il fallait passer des tests en français, dont une rédaction sur le monde actuel et je n’ai pas eu énormément l’occasion de regarder la télévision au cours de l’année scolaire, soit à cause d’activités ou de devoirs, soit parce qu’elle ou le décodeur avait des soucis de fonctionnement (ce que je regardais se coupait plus d’une dizaine de seconde et revenait), en mathématiques et avoir un entretien oral. De plus, tous les lieux dont la dame a parlé étaient dans un autre département que le mien. Par chance, en regardant sur internet je suis tombée sur un lycée de mon département, à une vingtaine de minutes en véhicule de chez moi, proposant également la FCIL, a la différence que ce n’est pas secrétariat médico-social mais secrétariat médical. J’ai laissé un message sur le site du lycée et ai reçu une réponse par mail. Après avoir appelé, j’ai obtenu un rendez-vous avec le directeur. Ce dernier m’a demandé diverses choses telles que ce que je faisais l’année précédentes, pourquoi je n’y suis plus, etc… et m’a dit qu’il y avait la place. Le lycée étant privé, il n’y avait pas de tests à passer et j’ai pu m’inscrire sans problèmes.
    Durant mon stage en juin et juillet, ma deuxième colocataire, celle qui était sincère et sympathique, a pu rencontrer mon père, lui redonner les affaires que ma colocataire n’avait pas donnés, ou que j’avais oubliés dans la chambre de ma deuxième colocataire, ainsi l’argent qu’elle devait. Quant à la fille qui venait souvent, ça a été plus compliqué.
    Un jour où je l’ai vu sur facebook, je lui ai parlé de l’argent, elle m’a promis de me l’envoyer. Au fil des semaines sans rien, ma mère et moi avons tenté chacune de lui envoyer un sms depuis nos téléphones portables respectifs : ma mère a reçu l’accusé de réception, et un symbole indiquant que le message a été reçu s’affichait à côté du message sur mon téléphone. Pas de réponse. Pas de réponse. Ma mère l’a appelée, elle a, à ce que m’a dit ma mère, répondu, disait qu’elle croyait que c’était un maitre de stage qui appelait, et qu’elle avait envoyé un chèque. N’ayant rien reçu ma mère a laissé des sms (et recevait les accusés de réception) et essayait de l’appeler, sans succès. Je lui ai envoyé une demande par messagerie facebook. Pas de réponse, mais je continuais de recevoir ses invitations quasi quotidiennes pour des jeux sur facebook. En dernier recours, la semaine du lundi 3 septembre 2012, ma mère a envoyé une lettre à sa mère, lui expliquant que l’argent n’avait pas été remboursé, et que j’avais au cours de l’année dépanné sa fille en lui prêtant de l’argent au cours de l’année pour qu’elle s’achète des cigarettes. Le 13 septembre, j’ai, enfin, reçu une lettre bourrée de fautes et d’éléments contradictoires : elle disait que son téléphone était cassé (pourtant elle recevait les messages, vu que ma mère recevait les accusés de réception), elle prétendait avoir oublié d’envoyer le chèque au départ (étonnant étant donné qu’elle avait dit à ma mère au téléphone qu’elle l’avait envoyé).

    Je suis actuellement en FCIL secrétariat médical depuis le mardi 4 septembre, je m’entends bien avec ma classe, l’une m’a proposée le premier jour de m’emmener en voiture jusqu’à l’arrêt de bus, j’ai réussi à manger avec deux d’entre elles, je discute parfois aux pauses avec certaines d’entre elles, l’une d’elle mangera avec moi à la cantine les lundi et vendredi midi (seuls jours où je mange là-bas, et je crois qu’elle également), elle s’assied à côté de moi en cours depuis ou mardi de cette deuxième semaine, on est très proche. J’espère que le harcèlement ne recommencera pas, mais pour l’instant ça va bien.

    Iron Calimero
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    Re: Mon témoignage

    Message  Iron Calimero le Sam 15 Sep - 8:34

    Mais c'est dingue! Après tout ça, tu pourrais porter plainte, tu sais. Ces gens ont de sérieux problèmes.

    En plus de ça, il n'y a aucun mal à bien prendre son temps pour choisir qui on va voter, au contraire. (d'après moi). Ce sont les gens qui disent "je voterai pour X et ça ne changera jamais" qui me font peur.


    _________________
    Only the best are bullied. People who are targeted by bullies are sensitive, respectful, honest, creative, have high emotional intelligence, a strong sense of fair play and high integrity with a low propensity to violence. Bullies are driven by jealousy and envy and have an obsessive compulsion to torment and destroy anyone who is better than they are - which is most of the population.

    Il n'y a que les meilleurs qui sont harcelés. Les gens que les bullies prennent pour cibles sont sensibles, respectueux, honnêtes, créatifs, dotés d'une grande intelligence émotionnelle, d'un grand sens du fair-play, d'une grande intégrité et n'aiment pas la violence en général. Leurs agresseurs se laissent dominer par l'envie et la jalousie et sont dévorés par l'obsession de tourmenter et de détruire tous ceux qui valent mieux qu'eux, c'est-à-dire la plus grande partie de la population.

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    Titi

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    Re: Mon témoignage

    Message  Titi le Sam 15 Sep - 17:19

    je viens de me souvenir d'un "truc" que je n'ai pas mis dans mon témoignage :

    Quand j'ai demandé à un homme (je ne me souviens plus du nom de sa fonction, quoique peut-être "intendant") de me prêter le double des clefs de ma boîte aux lettres de la résidence étudiante (que j'avais perdues lorsque l'anneau s'était ouvert, j'avais d'ailleurs faillit perdre d'autres clefs ><), je n'avais pas ouvert la boite depuis octobre et j'avais peur de demander un double car l'ancien intendant était très sec, et j'ignore à quel moment ont été "fourrées" les multiples feuilles qui encombraient ma boite aux lettres ainsi qu'une boite vide de chewing gum.... (je rappelle que tous les étudiants ont au minimum 18, que seuls les étudiants de cet établissements résident ici et ont donc le badge pour rentrer : ceux qui ont fait ça étaient majeurs...)

    La fille qui passait souvent dans l'ilot a prêté sa wii à ma deuxième colocataire (celle qui est sympa), on avait le droit d'y jouer, une soirée entre nous, la fille a dit que ce n'était pas nécessaire de mettre la dragonne (cet espèce de corde qui permet quand elle est autour du poignée de ne pas faire tomber la télécommande de la console si on la lâche), et donc à un moment sans faire exprès j'ai fait tomber la télécommande, mais elle marchait encore, le lendemain ou surlendemain quand je jouais avec ma colocataire elle buguait. La fille est venue et en cherchant elle pensait fortement qu'en la faisant tomber j'avais abîmer le "morceau" accroché à la télécommande (c'est un accessoire qui augmente la sensibilité pour la wii motion plus ou quelque chose comme ça, indispensable pour jouer si elle a le nunchuk spécial qui va avec).
    Quelques jours après, elle vient me dire qu'elle a essayé de réparé ce morceau, en touchant les espèce de languettes métalliques mais que cela l'a endommagé encore plus et que par conséquent, il ne pourra pas être récupéré ou échangé contre un neuf. Elle me dit qu'elle en rachèterait un, sûrement avec les télécommande et nunchuk car ça ne se trouve pas séparément, et que je devrai la payer d'après le prix que ça coûte.. (Donc en gros j'ai endommagé le morceau qui aurait peut-être pu récupérer, mais comme par la suite elle l'a encore plus endommagé ça serait à moi de payer....elle ne m'a jamais redemandé les sous ni de lui en racheter un, mais je crois que je n'aurais pas aimer payer, que je le fasse ou non, dans la mesure où même si je l'ai abîmé au départ, elle a dit que je devrai payer car ce n'est plus réparable ni échangeable après qu'ELLE y ait touché).

    Pour la petite info : ma deuxième colocataire (la sympa) est de 1992 comme moi, la première colocataire de 1993, et les personnes qui venaient souvent dans l'ilot (je ne dirais pas qu'elles s'incrustaient même si parfois j'en avais l'impression) , la fille est de 1991 et le mec de 1990.




    Pour l'instant ma scolarité se passe bien cette année, mais je ne peux pas m'empêcher de craindre que ça ne recommence.

    Titi

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    Re: Mon témoignage

    Message  Titi le Mar 21 Oct - 21:25

    Je finis (je l'espère une bonne fois pour toute..je suis en recherche d'emploi et j'espère ne pas vivre encore des soucis de ce genre) mon témoignage.
    J'actualise en ajoutant mes dernières années : FCIL secrétariat médical (2012-2013) et formation de secrétariat médical PIGIER (2013-2014)

    FCIL (18-27 ans)

    *des remarques parce que j'avais un sac à dos plutôt qu'un sac à main
    *des amies qui mangeaient avec moi et soudainement se sont éloignées le lendemain d'un jour où je suis revenue d'une gastro, sans raison
    *critique parce qu'une fois j'avais mis une jupe et des talons
    *à une sortie scolaire j'ouvre ma bouteille de coca, une élève se retourne et m'agresse d'un "vachement discret
    *une fois j'avais un pull avec des "espaces" qui faisaient dos nu et l'étiquette de mon soutif dépassait, le temps (plus d'une demi-heure) que la/le prof arrive j'ai reçu tout un tas de remarques
    *pendant un cours j'avais la tête sur mon épaule pour suivre (fatigue), les tables formaient un petit cercle (peu d'élèves étaient venus), et j'entendais les chuchots d'élèves disant que j'avais un regard "fixe", que je faisais peur, que j'étais un monstre, et un charmant "je suis pour l'euthanasie") à un moment une élève donne des coups avec son pied dans la table pour rire, ce plusieurs fois (la prof n'a jamais réagit, tout s'entendait, tout était en face d'elle mais une fois de plus, une prof avait préféré faire "bonne figure" ou faire semblant de rien plutôt que de réagir)
    *à une sortie dans un endroit comprenant jacuzzi, piscine etc... j'ai faillit faire un malaise, en classe quand la prof a parlé d'une autre sortie, elle disait ce qu'il fallait prévoir comme affaire, une élève a balancé "ne pas oublier de manger pour pas s'évanouir", et tout le monde a rigolé
    *à un cours en classe, il fallait que je tourne ma chaise (demande de la prof) pour lire un extrait du livre étudié, la prof disait que je ne parlais pas assez distinctement, et j'ai entendu, quand je me suis retournée des rires
    *lors d'un cours une prof était absente ou s'était absentée quelques instants, et j'ai reçu des mini boulettes de papier sur ma table..j'entendais l'élève de 23-24 ans dire fière d'elle qu'elle m'avait eu ; j'ai constaté le soir qu'il y avait des boulettes de papier agrippées à mon gilet (sûrement "grâce" à la colle que j'avais remarqué quelques heures avant sur ma table autour d'une des boulettes)
    *à un examen ou à l'examen blanc, après être entrée dans la salle une élève me gueule dessus, me disant qu'étant la dernière j'aurais dû fermer la porte (alors que d'autres élèves sont arrivées après)
    *en attendant un cours, une élève a fait une remarque comme quoi mon fond de teint se voyait trop (alors qu'elle était "orange carotte" à cause du sien..et que je ne me suis jamais permise de lu ifaire une quelconque remarque dessus)
    *à une diffusion d'un film en classe, les tables formaient un mince et long U, je ne sentais plus le bout de mes doigts, par réflexe je les pinçais, et une camarade d'à côté rigolait avec sa copine en me voyant faire
    *comme certains cours de formation ne me semblaient pas sérieux (prof qui arrivait 30min en retard car en réunion mais qui n'a pas prévenu et qui nous fait attendre debout devant la salle de classe ; cette même prof a oublié à une rentrée de stage qu'elle nous avait à 9h alors elle passait devant nous se demandant pourquoi le prof avec qui elle avait inversé le cours de 10h n'était pas là.... ; prof qui à la moitié du cours nous balance "j'ai fini, je ne sais pas quoi vous faire faire, vous voulez faire quoi ?") j'ai décidé de passer des tests pour intégrer soit la croix rouge ou bien pigier, toujours en secrétariat médical, et dès que j'en ai parlé, et ce, jusqu'au dernier jour, les élèves se foutaient de ma gueule disant que j'allais faire payer mes parents plus cher pour la même chose (la formation m'a semblé encore plus "débile" quand à la remise des certificats, pendant le "pot" de fin d'année (juste une table, du jus d'orange, du coca et des parts de cake) la prof m'a dit qu'ils avaient hésité à me donner le certificat (soit dit en passant aux deux semestres j'étais première de la classe, et à l'examen je suis arrivée 4ième ; et je voyais une élève de la classe demander à tout le monde sa position sur le classement des examens et qui se vantait derrière qu'elle était première à qui voulait bien l'entendre fière d'elle) parce que j'étais trop réservée...même si j'avais des bonnes notes, un, parait-il, bon vocabulaire,etc..)

    (je ne pouvais m'empêcher de penser : mentalité de merde à cet âge là.. d'ailleurs dans un bus j'en entendais qui se vantaient d'avoir mis en nerf une prof et qui disaient en rigolant -mais tout de même !- "ça vous dit qu'on la fasse craquer et démissionner (ou alors c'était suicidé le mot mais j'ai un doute)" et je les entendais aussi râler parce que la surveillante n'a pas ouvert le portail avant l'heure prévue "c'est une grosse pute")

    après la fcil, j'ai fait mon année à pigier (18-5X ans), je n'ai de mémoire eu que peu de "soucis" d'entente :
    *j'ai eu un soucis de santé qui me faisait souffrir atrocement à chaque cycle menstruel, et quand j'en parlais à une camarade (dans les 40-50 ans) avec qui j'étais souvent, elle m'a envoyé chier me disant qu'elle aussi elle a des problèmes, qu'elle n'en parle pas et que je devrais faire pareil
    *j'ai manqué des cours à cause de ce soucis de santé (pour lequel j'ai été opérée en juillet dernier) et à l'approche d'une interrogation, cette même élève a refusé de me prêter ses cours que je désirais scanner (car pendant plus d'une semaine elle me disait qu'elle allait me les passait mais disait n'avoir pas eu le temps et n'être pas arrivé à scanner)....par la suite elle est devenue quand même moins dure avec moi car je l'aidais en informatique à faire des manipulations qu'elle ne comprenait pas (une prof qui explique à la va vite et si on ne comprend pas "c'est parce que vous n'écoutez pas", "ça ne peut pas ne pas marcher, j'ai fait cette manipulation devant vous" et j'en passe...et qui à force de laisser des élèves en plan, une du même ordre d'âge s'est isolé aux wc pour pleurer)
    *on a dû s’entraîner sur un projet de certificat voltaire (qui atteste d'un bon niveau d'orthographique), et pendant une période de deux heures de "cours" sur pc où on faisait "ce qu'on voulait" j'ai préféré continuer l'entraînement plutôt que d'avancer sur mon rapport de stage que je voulais commencer d'abord au calme chez moi, et une voisine a dit "tu aimes bien le projet voltaire" d'un ton qui laissait paraître qu'elle se moquait de moi

    à part ça je n'ai pas eu de problèmes, et quand j'étais devant toute la classe pour m'entraîner pour mon oral de soutenance de stage, et que je stressait, elles m'ont rassurée, et m'ont assuré à la fin que ce n'était pas mal

    j'ai en novembre une remise des certificats et soirée dansante, je verrai comment ça se passe

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